Le Fonds monétaire international (FMI)
Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution internationaleregroupant 185 pays, dont le rôle est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté. »
Voir : Fonds monétaire international
«La tâche principale du FMI consiste
à promouvoir la stabilité financière
et contribuer à l’amélioration des perspectives
de croissance soutenue.
Ce faisant, Le FMI prête main forte
à la communauté internationale
dans la lutte contre la pauvreté dans le monde.»
Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI
C’est la responsabilité collective de la communauté internationale d’assurer que la croissance soit partagée par tous, et de veiller en particulier à ce que les plus pauvres ne soient pas encore plus marginalisés. Le FMI fait tout ce qui est en son pouvoir pour y contribuer dans le cadre des efforts qu’il déploie pour assurer une mondialisation au service de tous.
Lors de l'Assemblée annuelle du FMI et de la Banque de 1999, les ministres des États membres ont adopté une nouvelle approche en décidant que l'aide concessionnelle et l'allégement de la dette assurés par le FMI et la Banque reposeront désormais sur des stratégies nationales de lutte contre la pauvreté. Les programmes économiques feront donc plus de place à l'initiative des États membres que ce n'était le cas dans le passé.
La nouvelle approche : une stratégie au service des pauvres
• l'approche du développement doit être globale et reposer sur une définition extensive de la pauvreté;
• l'accélération de la croissance est primordiale pour réduire durablement la pauvreté, et une plus grande participation des pauvres peut augmenter le potentiel de croissance d'un pays;
• il est indispensable que les pays concernés «s'approprient» les objectifs, la stratégie et les choix de développement et de lutte contre la pauvreté;
• les membres de la communauté du développement doivent travailler en étroite collaboration;
• il convient de mettre résolument l'accent sur les résultats.
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Une transformation de l'ampleur souhaitée ici suppose une réforme des institutions qui rende celles-ci comptables de leurs actions devant la population — y compris les pauvres — et que les capacités de chaque pays soient renforcées afin qu'il puisse répondre aux besoins de ses ressortissants.
Formulation des stratégies de réduction de la pauvretéL'élaboration des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) répond à la volonté de renforcer certains principes de base : la prise en main du programme par le pays bénéficiaire, le développement global et une large participation de la population. S'il n'y a pas de modèle type de la stratégie à suivre, un certain nombre d'éléments clés se retrouveront sans doute dans toutes celles qui sont mises en oeuvre :
Diagnostic des obstacles à la réduction de la pauvreté et à la croissance.
La lutte contre la pauvreté peut commencer en utilisant les données existantes pour déterminer qui sont les pauvres et où ils vivent, et en recensant les domaines où ces données doivent être renforcées. Sur cette base, la stratégie peut consister à analyser les obstacles macroéconomiques, sociaux et institutionnels à l'accélération de la croissance et du recul de la pauvreté.
Politiques et objectifs. Une fois que la pauvreté et ses causes sont mieux comprises, le DSRP peut fixer les objectifs à moyen et à long terme de la stratégie anti pauvreté et énoncer les politiques macroéconomique, structurelle et sociale qui permettront de les atteindre.
Suivi. Pour permettre de mieux comprendre le lien entre les mesures prises et les résultats obtenus, la stratégie de réduction de la pauvreté doit prévoir un suivi des progrès accomplis et un échange d'informations avec les partenaires du pays pour le développement.
Assistance extérieure. La stratégie peut viser aussi à améliorer l'efficacité et l'efficience de
l'assistance des donateurs en déterminant l'ampleur des concours extérieurs, financiers et techniques, nécessaires à sa mise en oeuvre. Elle peut aussi comporter une évaluation de l'impact que ces concours peuvent avoir sur la pauvreté selon leur importance, y compris les économies effectives dégagées par l'allégement de la dette.
Participation. La stratégie peut décrire les modalités, la fréquence et le lieu des consultations, résumer les principales questions évoquées et les points de vue des participants, rendre compte de l'impact des consultations sur son élaboration et examiner le rôle de la société civile dans son suivi et sa mise en oeuvre.
Alléger le fardeau de la dette
En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont lancé l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). L'objectif de cette initiative était d'alléger le fardeau de la dette des pays les plus démunis tout en les aidant à connaître la croissance et à faire reculer la pauvreté. Un certain nombre de pays ont été admis à bénéficier de cette initiative — en septembre 1999, plus de 6 milliards de dollars d'allégements de dette, en termes nominaux, avaient été engagés en faveur de sept pays —, mais il est apparu de plus en plus que cette initiative n'allait ni assez loin, ni assez vite.
Par conséquent, la nouvelle approche de la lutte contre la pauvreté adoptée en 1999 s'est accompagnée d'un renforcement de l'initiative visant à assurer :
• un allégement plus substantiel de la dette d'un plus grand nombre de pays en abaissant les seuils pris en compte; par exemple, 38 pays peuvent être admis à bénéficier d'un allégement de la dette au titre de l'initiative renforcée en faveur des PPTE, contre 29 auparavant;
• un allégement plus rapide de cette dette, en finançant à un stade précoce les programmes économiques mis en oeuvre, afin de libérer des ressources pour la lutte contre la pauvreté, et notamment pour les dépenses de santé et d'éducation.
Si l'on y ajoute les allégements de dette consentis en dehors de l'initiative, les PPTE bénéficiaires ont vu l'encours de leur dette réduit des deux tiers environ, en moyenne, ce qui a libéré des ressources pour les dépenses sociales. En juillet 2004, 27 pays à faible revenu — dont 23 pays d’Afrique subsaharienne — avaient commencé à bénéficier d’un allégement de la dette au titre de l’initiative en faveur des PPTE.
Sont admis à bénéficier de cette initiative les pays à faible revenu handicapés par un niveau d’endettement intolérable. Pour ces pays, africains pour la plupart, même le recours aux mécanismes traditionnels de rééchelonnement et d’allégement de la dette — conjugué à l’aide, aux prêts concessionnels et à une politique économique saine — ne suffirait pas à ramener la dette extérieure à des proportions «viables», c’est-à-dire à un niveau auquel son service puisse être assuré confortablement grâce aux recettes d’exportation, à l’aide et aux entrées de capitaux, tout en maintenant un niveau d’importations suffisant.
La réduction de la dette accordée au titre de l’initiative en faveur des PPTE vise à étayer une politique économique axée sur la croissance et le recul de la pauvreté. Le rôle du FMI consiste, entre autres, à assurer (avec la Banque mondiale) que les ressources libérées par l’allégement de la dette ne sont pas gaspillées. Si elle ne s’accompagne pas d’une bonne politique économique, en effet, la réduction de la dette ne suffira pas à faire reculer la pauvreté. Et les politiques anti pauvreté doivent être appuyées non seulement par un allégement de la dette, mais aussi par une augmentation des flux d’aide en provenance des pays riches et un meilleur accès des pays en développement aux marchés des pays industriels.
Les politiques anti pauvreté doivent être appuyées
non seulement par un allégement de la dette,
mais aussi par une augmentation
des flux d’aide en provenance des pays riches
et un meilleur accès des pays en développement
aux marchés des pays industriels.