http://www.michel64.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2009-04-23T13:50:45Z
http://www.michel64.com/article-30568139.html
Les entreprises en difficulté et qui présentent jour après jour des plans sociaux avec leurs cortèges de licenciements et de mise à la retraite sont de plus en plus nombreuses... Ce Lundi de Pâques, petite promenade avec mon Père âgé qui fut l'un des protagonistes de l'installation des industries sur le bassin de Lacq dans les années 50/60 : il souhaitait revoir les lieux ...Nous passons devant « Celanese » ; il s'agit d'un complexe chimique de première importance né autrefois sous le nom d' «Aquitaine Chimie » et malgré les changements dans ce qu'il est convenu d'appeler le « tour de table » a globalement plutôt très bien fonctionné... Aujourd'hui on ferme : les causes industrielles ou financières m'echappent totalement et je ne m'aventurerais pas sur ce terrain... Mais enfin, voilà des hommes et des femmes, des ouvriers ou des cadres face à un évenement qui remet en cause leur vie de tous les jours, leurs projets, l'éducation et l'orientation de leurs enfants et peut être même la permanence de leur habitation dans la région … Ce n'est tout de même pas rien..! On oublie souvent que peut-être dans des proportions moindres, ces questions et préoccupations touchent aussi ceux qu'on appelle sur place les « patrons » et qui finalement ne sont que des courroies de transmission de la volonté des « Actionaires »... Que se passe-til ? Les « patrons » locaux qui risquent maintenant de plus en plus la « séquestration », les cadres, les ouvriers, employés et les représentants syndicaux, chacun dans son rôle s'expriment et chacun avec ses moyens... Ils s'expriment mais ils arrivent aussi à se rencontrer, à échanger dans des discussions bien tendues mais qui ont le mérite d'exister et finalement d'avancer... On voit bien que la décision de fermer l'unité chimique est irrévocable : là c'est le pot de terre contre le pot de fer (et puis peut être y a t il de bonnes raisons de le faire !) ; en revanche la lutte est sévère pour les choses ne se passent pas n'importe comment et que les personnes et les familles soient protégées le plus possible dans leurs aspirations légitimes... Au moment de Pâques particulièrement, tout cela peut il paraître indifférent du point de vue de la Foi et de l'Evangile ? Non, certainement pas ! Le Christ n'a pas retenu le rang qui l'égalait à Dieu, il s'est abaissé à partager la condition humaine et on a reconnu ses comportements d'homme ; comment penser une seconde qu'il n'est pas là avec les uns et avec les autres partageant la douleur, les peurs et craintes, les sacrifices à consentir mais aussi comme ferment de vie « nouvelle » à travers ce à quoi les uns et les autres accepteront de mourir , certaines aspirations ou certains droits, pour que tous puissent « revivre » ? Dans tous ces groupes, il y a certainement des militants chrétiens porteurs de cette dimension et peut être tel ou tel Prêtre s'est il aventurer à accompagner, partager et peut être révéler ? Pour tous, un tel événement est le lieu possible d'une rencontre même inchoative avec le Christ … L'Eglise ne peut passer à côté quand elle dit : « Gaudium et spes »..... De retour à la maison, j'ai repris mes lectures et je suis tombé sur le message pascal de l'Evêque du lieu … Oui il parle de « Celanese » : « Il va sans dire que ma pensée se tourne en ces jours vers les familles touchées par la fermeture annoncée de certains sites industriels de notre département, à commencer par la Celanese, dans le bassin de Lacq : qu’elles trouvent auprès de nous soutien et réconfort, et auprès des politiques et autres décideurs de la société civile écoute attentive et solutions de reconversion. »... Le soutien et le réconfort, c'est bien le minimum... « l'écoute attentive » c'est pour les politiques et décideurs à qui il revient de trouver des solutions... Mais où est « l'écoute attentive » par l'Eglise d'une Parole délivrée dans ces évenements et porteuse d'un sens ? Où est la reconnaissance d'une vraie Charité qui se construit dans les contraintes la douleur et le sacrifice mais qui émerge comme « Parole » pour qui sait regarder, écouter voire « contempler » attentivement ? Suffit il de proclamer en termes peu amènes, que les médias sont quasiement pourris, que le monde ne l'est pas moins ? Nous sommes en plein dualisme ! Le Christ qui partage la vie des hommes est il encore le Sacrement de la rencontre avec Dieu ? Voir le texte intégral du message : Message Pascal Mgr Aillet ]]>fr2009-04-23T13:50:45Z
http://www.michel64.com/article-30517041.html
L'article de ce blog que l'on peut atteindre par le lien Escouades "tradis" au travail ! fait l'objet ces jours ci de nombreux commentaires : 1.- Quelques commentaires "postés" sur ce blog (mes réponses en bleu) un commentaire vient d'être posté par Claude "Je ne suis pas vraiment d'accord avec vous au sujet du partage des responsabilités entre laïcs et prêtres. Au Québec (et ailleurs sans doute), il fut un temps oû l'Église occupait presque tout le terrain des oeuvres d'éducation, d'assistance sociale et des soins de santé. C'est au point oû le clergé estimait que cela faisait partie intégrante de sa mission, qu'il défendait contre l'État ou même l'implication des simples fidèles en dehors du cadre institutionnel et "officiel". Cela a bien changé pour toutes les raisons que vous savez. Il y a 25 ans de cela, un prêtre de l'Opus Dei, certes réputé conservateur, me disait que le rôle de l'Église dans ces oeuvres sociales avait été historiquement justifié mais uniquement à titre de suppléance, et qu'il n'y avait pas lieu de déplorer en principe que les choses ne soient plus comme autrefois à cet égard. Eh bien, je crois que le même raisonnement vaut à l'envers en ce qui concerne l'implication des laïcs dans la vie liturgique (entre autres), de nos jours. Il était anormal que les diocèses québécois immobilisent 20 à 30 prêtres comme enseignants dans des pensionnats privés dans les années 50. Ce n'était pas leur rôle. Aujourd'hui, si des laïcs désirent assumer un rôle dirigeant dans l'animation des communautés chrétiennes, presqu'à l'exclusion des prêtres, c'est qu'ils prennent pour leur vocation propre ce qui n'a lieu d'être en fait qu'une fonction de suppléance. Les laïcs ne sont pas appelés à se "cléricaliser" mais à oeuvrer dans leur milieu pour l'évangélisation et la justice. Les tourner vers la vie interne de l'Église, c'est gaspiller des talents, comme dans les cas des profs-curés d'antan. Ne pas confondre le cinrconstanciel avec l'essentiel. " Merci de votre analyse ; je me permets de vous dire ma pensée : vous dites des choses qui sont certainement justes mais je ne crois pas qu'"il s'agisse que des laïcs prennent la place des Prêtres...et réciproquement.. Selon les endroits, les necessités de la Mission, une complémentarité entre Sacerdoce et laïcat est possible et féconde...mais toujours à construire. Cette complémentarité est aussi souhaitable dans la vie interne de l'Eglise que dans l'action d'Evangélisation dans les milieux de vie.. En France, un équilibre remarquable entre sacerdoce ministériel et sacerdoce baptismal c'est à dire entre Prêtres et ministres ordonnés et laïcs a été trouvé dans la plupart des mouvements d'Action catholique. Des théologiens de renom on travaillé sur cette question (par ex Y Congar : "Sacerdoce et laïcat")et le Concile a mis en avant cette complémentarité dans de nombreux textes.. un commentaire vient d'être posté par Gerald "Lumen Gentium n'a jamais dit que les laïcs devaient empiéter sur la missions des prêtres, sauf par suppléance, en l'absence de prêtre ou en cas de persécution ("Certains d'entre eux, à défaut de ministres sacrés ou lorsque ceux-ci en sont empêchés par la persécution, emplissent une suppléance, selon leurs pouvoirs, en certains offices sacrés.")Les laïcs doivent s'occuper du domaine temporel, (voir le paragraphe 31) ; ça leur fait assez de travail comme ça. Et quand lumen gentium ajoute que "les laïcs peuvent également être appelés, de diverses manières, à collaborer plus immédiatement à l'apostolat de la hiérarchie", il renvoie à l'encyclique Mystici Corporis de Pie XII, donc rien à voir avec le laïcat omniprésent et arrogant que nous subissons dns certaines paroisses par la mauvaise application, voire le détournement, du concile Vatican II.31 Le temporel est un domaine propre aux laïcs et qui les caractérise. (...) De par leur vocation propre, il revient aux laïcs de chercher le royaume de Dieu en administrant les choses temporelles et en les ordonnant selon Dieu. Ceux-ci vivent dans le siècle, engagés dans toutes et chacune des allures du monde, plongés dans l'ambiance où se meuvent la vie de famille et la vie sociale dont leur existence est comme tissée. C'est là qu'ils sont appelés par Dieu, jouant ainsi le rôle qui leur est propre et guidés par l'esprit évangélique, à travailler comme de l'intérieur, à la manière d'un ferment, à la sanctification du monde et à manifester ainsi le Christ aux autres, principalement par le témoignage de leur propre vie, par le rayonnement de leur foi, de leur espérance et de leur charité. C'est à eux qu'il revient particulièrement d'illuminer et d'ordonner toutes les choses temporelles auxquelles ils sont étroitement liés, en sorte qu'elles soient toujours accomplies selon le Christ, qu'elles croissent et soient à la louange du Créateur et Rédempteur. " Je vous renvoie à la réponse précédente : oui, c'est clair la première mission du laïc chrétien est bien au coeur du monde... ....mais de même qu'au coeur du monde les laïcs ont besoin du soutien, du ministère et parfois de la présence des "consacrés" Prêtres ou religieux, de même comme vous le citez vous même les laïcs peuvent également être appelés de diverses manières à collaborer à l'apostolat de la hiérarchie... C'est aux Eglises locales à organiser cette collaboration entre les différents ministères selon les possibilités et les circonstances mais surtout dans le but que l'action Missionnaire soit menée avec la plus grande efficcacité possible Autre commentaire : "Mon père sommes nous encore libre de choisir un prêtre plutôt qu'un laïc? Sinon le racket comme vous dites ne semble pas organisé par ceux que l'on désigne à la vindicte publique.Pourquoi réduire tout cela à une histoire de fric, de casuel de nombre de messes, s'ils ont tant de messes à célébrer, si les gens leur en donnent, il serait bon de vous poser des questions? Car il me semble que personne n'est obligé de les choisir, vous le dites trés bien vous même, certains ont la possibilité d'aller ailleurs? " L'article que j'ai écrit relate des faits réels..et bien tristes Personne n'est obligé de choisir ces Prêtres, mais eux savent fort bien s'imposer et sans scrupule... Mais laissons là la polémique et si vous devez choisir, choisissez donc votre Eglise locale et les efforts qui y sont déployés tant par des Prêtres que par des laïcs qui ont besoin de soutien plus que de critiques un commentaire vient d'être posté par Tradi78 "Lamentable article d'un soixantehuitard aigri devant le retour inexorable de la Tradition dans l'Eglise et la fin de la chienlit postconciliaire. " Dommage pour vous que vous vous laissiez aller à ces propos qui vraiment n'apportent rien ! 2.- Les Commentaires du "Forum Catholique" Par la magie des interconnexions entre blogs et autres publications sur la toile, mon pauvre article objet de tous ces commentaires a été lu et publié sur le forum catholique. Ici je ne ferai à personne l'honneur de quelque commentaire que ce soit. Je laisse mes lecteurs aller juger sur pièces : voir le Forum catholique Que des personnes qui me sont proches par les liens de famille ou la culture se soient laissées aller dans cette idéologie est pour moi une grande souffrance : je les respecte pourtant voulant bien croire que leur chemin s'éclaircira un jour. S'il convient de respecter les "intégristes" il est necessaire de dénoncer avec force leur idéologie, leurs méthodes et leur superbe ... voir : L'Intégrisme, un cancer ? et les liens à partir de cet article.. ]]>fr2009-04-21T23:55:08Z
http://www.michel64.com/article-30343047.html
Après quelques jours de vacances... je trouve matière "amusante" dans "le Figaro" ! Nicolas Sarkozy recadre ses ministres «ambitieux» Le chef de l'État déplore les états d'âme des ministres qui ont ouvertement affiché leurs ambitions dans la presse. Des positionnements «ridicules et décalés aux yeux des Français», selon lui. Heureusement que certains sont là pour lui rafraîchir la mémoire : L'infatigable secrétaire d'État à la Famille Nadine Morano pose ainsi sa candidature pour trois postes : «Ce qui me plairait, c'est l'Intérieur, la Défense ou prendre la tête d'un ministère de l'Éducation élargi à la Famille.» Elle a transmis à Nicolas Sarkozy une note pour défendre ce superministère de l'Éducation et de la Famille et va lui «demander une audience». Si Morano assume pleinement sa démarche, c'est parce qu'elle la juge comparable à celle qui a permis à Sarkozy de se hisser au plus haut niveau. «Être sincère en politique, explique-t-elle, c'est ma marque de fabrique. Je suis comme le président. Il a toujours dit ce qu'il voulait.» Voir : Ces ministres qui veulent une promotion ]]>fr2009-04-17T09:15:47Z
http://www.michel64.com/article-29957558.html
Je reçois d'un lecteur, la lettre envoyée par un curé du diocèse d'Angers à l'archevêque de Recife que je publie volontiers... Il faudrait la joindre à toutes les autres réactions qui appellent à la miséricorde : Recife : Evêques et chrétiens montent au créneau avec l'Evangile ! On peut la rapprocher des commentaires parus sur ce blog à ce sujet dont un encore aujourd'hui : Recife : un mois après... Recife : un mois après...(2) _______________________________________________________________________________ Abbé Jo GOHIER Mardi 10 mars 2009 à Mgr l'évêque de RECIFE au Brésil En ce jour (mardi 10 mars 2009), Jésus nous dit dans l'Evangile: /vous n'avez qu'un seul enseignant et vous êtes tous frères; ne donnez à personne sur terre le nom de Père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux... » Matthieu 23/ 1-12 /Alors, j'ose vous appeler, frère évêque... Je vous écris cette lettre pour partager avec vous l'immense peine et désarroi qui sont les miens et ceux de beaucoup de gens que je rencontre, devant l'excommunication que vous avez prononcée à la suite de l'avortement pratiqué sur cet enfant de 9 ans, violée... D'abord soyons clair: avec l'Eglise, je suis pour le respect de la vie... Mais comment comprendre l'attitude que vous avez vis à vis de la mère de cette petite fille... Il s'agissait dans cette situation de grande, de très grande souffrance, de l'accompagner, de l'aider à se relever et non pas d'être de ceux qui lui jettent la première pierre... Quand Jésus au lieu de lui jeter la pierre ou de « l'excommunier », a relevé la femme adultère, il n'a pas légitimé l'adultère, mais il a permis à cette femme, jugée, méprisée, de se remettre en route... Jésus a été le témoin de la miséricorde de son Père../Jean 8/ Quand Jésus a osé rencontrer la samaritaine au bord du puit, il ne l'a pas rejetée, elle qui a eu plusieurs maris, mais il lui a permis de faire la lumière sur sa vie et de devenir une messagère de l'Evangile auprès de gens de son village.. là encore, en faisant cela, il n'a pas légitimé ce que cette femme faisait de mal, mais il lui a permis de se renouveler en se désaltérant à la source d'eau vive... et tant pis, si ses disciples ont été étonnés, voire choqués, par son attitude ! /Jean 4/ Quand Jésus a pardonné au bandit sur la croix, il n'a pas légitimé ce que ce monsieur avait fait de mal (peut-être des crimes), mais il lui a ouvert les portes de la miséricorde et du paradis.../Luc 23/ 40-43 / En accompagnant cette famille, au lieu de l'excommunier, vous n'auriez pas légitimé l'avortement, mais vous auriez donné un message d'Espérance à toutes les personnes meurtries par des situations semblables... Et Jésus est l'image de ce bon pasteur, qui va à la recherche de la brebis perdue et qui au, lieu de l'excommunier ( et lui pourtant, il sait ce qu'il y a dans le coeur de l'homme et ne se fait pas d'illusion) la met sur ses épaules, la soigne, lui montre toute sa tendresse.. /Luc 15 (Ezechiel 34)/ etc... Dans l'Evangile d'aujourd'hui, Jésus nous dit: v/ous n'avez qu'un seul Enseignant, qu'un seul maître, le Christ ...et vous êtes tous frères.../ et c'est pour cela, qu'avec vous, je regarde l'Evangile /de Celui qui n'est pas venu pour juger ou condamner, mais pour sauver (Jean 3/ 17).../ Je crois que cette petite fille violée était d'une famille très pauvre et défavorisée... il s'agit de prendre cette famille sur ses épaules, dans son coeur, comme le Christ bon berger,... lui manifester la miséricorde de Dieu...essayer de réparer ses blessures; c'est le coeur même de l'Evangile, et ce faisant, ça ne serait pas justifier l'avortement, qui reste un malheur et une blessure profonde, mais accompagner la brebis blessée... C'est pour manifester cela au monde que nous sommes l'Eglise du Christ, que nous avons été ordonnés diacres, prêtres et pour vous, évêque... Ne pas être de ceux qui jettent la première pierre, soit-disant au nom de Dieu; mais, en méditant le message du Christ, faire partie de ceux qui, dans l'Evangile de la femme adultère, « se retirèrent, un par un, en commençant par les plus vieux »... Cette excommunication, relayée abondamment par la presse, la radio, la télé, chez nous en France et sans doute dans le monde entier, est une catastrophe pour l'annonce de l'Evangile... Si le Christ a été mis sur la croix, ça n'est pas parce qu'il a condamné les pécheurs, mais parce qu'Il les a rejoints, qu'il a mangé avec eux, leur a manifesté la tendresse de Dieu et leur a permis de se relever...et ceux qui ont comploté sa mort et l'ont fait mourir, étaient ceux qui condamnaient les autres, les jugeaient et qui étaient plus proches du « droit canon » de l'époque, que de la véritable Parole de Dieu... c'était, nous dit l'Evangile, les scribes et les pharisiens et les grands prêtres.../Luc 15/ Si je vous écris (et je ne sais pas si cette lettre vous parviendra et si vous comprenez le français ou si quelqu'un vous la traduira), ça n'est pas pour vous faire la morale, (qui suis-je pour faire cela ?) c'est pour vous exprimer mon immense peine et celle de nombreux chrétiens... Je suis prêtre dans une cité où beaucoup de familles vivent dans la misère et la pauvreté; c'est sûrement pire encore dans les « favellas » de Recife... La seule préoccupation de l'Eglise devrait être celle-ci: comment annoncer l'Evangile aux plus pauvres ? ( au lieu de les excommunier, c'est-à-dire, les trainer dans « la boue », et les exclure...) ... et en plus, au moment où le pape enlève l'excommunication de gens qui nient l'existence des chambres à gaz... Je tenais à partager avec vous cette immense souffrance... /Que le Seigneur nous aide à vivre l'Evangile ! Et beaucoup de chrétiens, laics, religieux ou religieuses, prêtres, diacres, évêques, avec la grâce de Dieu, en sont témoins chaque jour... en toute discrétion.../ Jo Gohier prêtre ___________________________________________________________________________________ Les expressions de ce Prêtre sont fortes J'invite à laisser de côté les polémiques inévitables sur "l'excommunication prononcée ou pas prononcée" et à jeter sur cette lettre la lumière du texte de Saint Paul reproposé ci dessous... Le christ ne vient pas pour condamner encore moins pour écraser il s'abaisse à partager la misère et la pauvreté il le fera jusqu'à la mort mais c'est pour que le chemin de la Vie soit retracé là où on l'avait perdu et qu'à son terme avec Jésus les pécheurs que nous sommes soyons "relevés" et "exaltés" Si on le souhaite on pourra écouter le texte de Saint Paul chanté par un choeur de moniales bénédictines dirigées par le maître de choeur de Solesmes : Dom Josph Gajard L'un des textes les plus "puissants" de l'Ecriture est ici porté par l'une des mélodies grégoriennes les plus achevées qui propulse vraiement dans le texte. pour écouter, cliquer sur la flèche verte Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11. Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père. ]]>fr2009-04-07T07:19:10Z
http://www.michel64.com/article-29919657.html
Cet article fait suite à : Recife : un mois après... Philippe le 6/04/09 "maintenant devant un tel malheur on devrait se taire et... prier" ? Que Monique décide ce qu'elle doit faire pour elle-même, mais qu'elle n'empêche point de réfléchir ceux qui en sont capables ! Or, c'est exactement ce à quoi nous invite Mgr Rouet dans une lettre qui a soulevé les coeurs et les intelligences : il faut repenser une doctrine morale dans l'Eglise. Et c'était bien là le vice de la déclaration de l'évêque de Nevers : il disait oui à la compassion mais non à la réflexion car on ne pouvait - selon lui - remettre en question la sacralité d'une existence humaine qui va "de la conception à la mort naturelle" (sic). Autrement dit, en vertu de cette sacralité même, la femme enceinte est bien d'abord "un ventre" au service de la vie (CQFC). Cette anthropologie soi-disant chrétienne n'est pas acceptable et c'est depuis la légalisation généralisée de l'avortement que nombre de chrétiens en mesurent l'ignominie*. Quant aux faits, je n'ai point besoin de les restituer dans leur matérialité et chronologie rigoureuses puisque Eric l'a très bien fait. Là encore, Monique (qui se félicitait charitablement de mes adieux à ce blog) montre qu'elle n'a rien compris : l'excomnunication n'a pas été "prononcée rétrospectivement", elle n'a même jamais été déclarée. L'évêque de Recife a simplement rappelé publiquement le droit canon pour dissuader les médecins qui accepteraient de pratiquer cet avortement. Donc, AVANT l'intervention et pour l'empêcher ! Une tentative d'intimidation, en quelque sorte. * en ce sens, l'affaire de Recife fera date dans l'histoire de l'Eglise catholique qui est dans le monde et pas seulement de celle qui est au Brésil. ------- Merci à Michel pour cette rétrospective : de nombreux médias devraient demander pardon pour leur manque de professionnalisme dans cette affaire. Car un même un journal partisan doit s'enquérir des faits exacts avant de polémiquer. Et merci pour la qualité des articles récents (diversité des sources, invitation à la prière, à la pensée surtout, et aux commentaires...). Réponse de Michel Merci de ton commentaire... Devant les événements de Recife dont pas mal d'aspects restent tout de même assez opaques après les "mises au point" a posteriori et quelquefois contradictoires des uns et des autres je me permets quelques réflexions : - la tempête médiatique soulevée par l'événement et dont il n'est pas faux de dire que certains s'y sont engouffrés est de la responsabilité de l'Eglise jusqu'au sommet ; oui, il y avait autre chose à dire, et certainement à parler autrement. - le "droit canon" est un texte précis, mais finalement avec l'affaire des évêques intégristes relevés de leur excommunication puis cette de Recife, un véritable "flou artistique" a embrumé totalement les textes... Sauf si j'ai perdu mon latin, ce qui est possible, l'excommunication "latae sententiae" n'a pas besoin de déclaration, elle est liée au fait lui-même et tout au plus on peut en "prendre acte" ou le cas échéant si les raisons de l'excommunication ont disparu, en relever les personnes... A partir de là dire que l'on a manié la menace d'excommunication comme une démarche de "prévention" me parait difficile à soutenir... - Devant les faits eux-mêmes dont ils faut bien reconnaître que dans l'horreur il est difficile de faire mieux il est bien naturel et sain que s'exprime de la "compassion" qui en l'occurrence pourrait être une expression de la "Charité" ... Comme toi, j'ai beaucoup apprécié le texte de Mgr Rouet qui ressitue les événements dans un ensemble et nous appelle tous à une réflexion de fond mais j'ai beaucoup apprécié aussi que des évêques disent aussi leur "compassion" et éclairent pour leurs fidèles tous ces événements d'un peu de Charité ; je pense que ceux là ont eu plus de courage et de sens pastoral que ceux qui se sont contentés de répéter de façon abrupte la loi de l'Eglise en matière d'avortement... - Quant à la réaction de Monique, elle est celle de beaucoup de catholiques croyants et engagés autour de nous : c'est un fait que devant des événements de cette nature un débat s'instaure dans les médias entre soi-disant "initiés" de part leur science ou de par leurs responsabilités : mais le peuple chrétien reste condamné au silence et il est bon qu'il s'en indigne.. Si la démarche proposée par Mgr Rouet avait le bonheur d'être mise en pratique, alors que les laïcs chrétiens, hommes femmes et couples puissent participer à un travail de réflexion sur toutes ces questions qui tournent autour du don de la vie : la contraception, l'avortement, le sida etc...; on voit mal que l'Eglise puisse bénir avortement et préservatif, mais elle pourrait en parler autrement et appeler à des démarches positives y compris devant des errements plutôt que de manier la "sentence"... - enfin je dirais aussi que dans un épisode comme celui que nous venons de traverser, comme dans un beau texte biblique, tous les discours ne sont pas à mettre sur le même plan et forcément à opposer les uns aux autres : nous savons parfaitement discerner des "genres littéraires" différents qui répondent à des préoccupations différentes.. C'est là un moyen d'éviter de nous jeter mutuellement l'anathème et de respecter nos réactions en leur accordant un "a priori" positif... C'est cordialement que je te souhaite une très bonne semaine Sainte comme à Monique et Eric qui se sont exprimés sur ce sujet Michel De Monique le 6/04/09 Re- bonjour à Philippe et bienvenue! Mais oui, mais oui. IL N'EST PAS INTERDIT de prier....et réfléchir ou vice et versa! Je suis tout à fait d'accord aves Philippe (ça arrive ) quant à la lettre de Mgr Rouet on voudrait entendre ça tous les jours mais il me semble qu'il n'est pas toujours apprécié par certains.....et hélas il va bientôt être atteint par la limite d'âge! Qui le remplacera? ]]>fr2009-04-07T07:01:46Z
http://www.michel64.com/article-29884891.html
Le Dimanche des Rameaux reste avec le 15 Aout, la Toussaint et la Messe de minuit à Noël, l'un des temps forts de la vie de nos paroisses rurales. Ce matin, ils étaient encore nombreux brandissant lauriers et palmes pour les faire bénir à l'Eglise puis les rapporter pour les suspendre à la maison dans les chambres, la cuisine, les étables... un "porte-bonheur" assuré pour l'année ? l'expression d'une foi qui n'est pas facile à comprendre ! C'est ainsi.... Si l'on range les rameaux sous les bancs ou les chaises pour écouter la lecture de la passion, je ne suis pas sûr que le contraste saisissant entre la liesse de la foule qui acclame Jésus à son entrée à Jérusalem et la "hargne" de la même foule qui crie à mort le Vndredi Saint soit vraiment bien saisi... Le Dimanche le Christ est acceuilli comme un "Roi", celui qui va restaurer et sauver Israël ; le peuple crie "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur"..." Hosanna au Fils de David"... Non, Jésus n'est pas et ne veux pas être ce Roi là... son Royaume "n'est pas de ce monde"... toutes tes tentatives que feront ses disciples au long de l'histoire de restaurer une Royauté temporelle au nom du Christ sont vouées à l'échec... L'Hymne de l'Epître aux Philippiens proposé par la liturgie aujourd'hui, et qui traditionnelement est le leit-motiv de toute la liturgie de la semaine Sainte nous introduit dans le mystère de la vraie Royauté du Christ... Il ne revendique pas le rang qui l'égale à Dieu Il s'abaisse et s'humilie lui-même dans un acte libre Il partage la vie des hommes dans toute son épaisseur celle des pécheurs celle des morts de faim celle de ceux qui sont englués dans leur fric et leurs égos Il partage toutes les formes de pauvreté y compris celle de ceux qui se croient riches Rien n'est exclu de ce qui fait la vie des hommes dans ce partage pas même la mort.... Et c'est précisément dans l'acte suprême du don de lui-même à ses frères les hommes qu'il est "consacré" Roi par son Père... Il retrouve le rang qui l'égalait à Dieu, non plus seulement pour lui-même mais pour l'humanité entière qu'il "ramène" vers le Père comme un Peuple de "Rois" Après cette consécration suprême à la Royauté, il n'y aura aucune manifestation triomphale pas de chevauchée à travers Jérusalem.. Le Dimanche de Pâques, ce seront des rencontres sobres avec ses proches pour les installer dans la joie de la Resurrection et surtout dans l'ordre de Mission Universelle... Plus question de parader de quelque manière en Judée Il s'agit d'aller jusqu'aux confins de la terre et plus loin encore : "je vous précèderai en Galilée".... Des Palmes et des rameaux, oui, il y en aura encore ... mais quand il aura tout rassemblé en son Nom L'Apocalypse de Saint Jean met en scène le rassemblement Royal au tour de l'Agneau Tous vêtus de blanc et les palmes à la main chanteront : "A lui Gloire et Puissance dans les Siècles des Siècles" A tous mes lecteurs je propose la méditation de ce texte extraordinaire de Saint Paul peut être l'un des plus "puissants" de l'Ecriture... S'ils le souhaitent ils pourront l'écouter chanté par un choeur de moniales bénédictines dirigées par le maître de choeur de Solesmes : Dom Josph Gajard L'un des textes les plus "puissants" de l'Ecriture est ici porté par l'une des mélodies grégoriennes les plus achevées qui propulse vraiement dans le texte. pour écouter, cliquer sur la flèche verte Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11. Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père. ]]>fr2009-04-05T17:26:55Z
http://www.michel64.com/article-29861409.html
Après l'émotion suscitée par les évenements survenus à Recife : l'avortement opéré par une équipe médicale sur une fillette de 9 ans enceinte de deux jumeaux après avoir été violée par son beau-père... Après que de nombreux évêques se soient exprimés plutôt dans le désordre mais le plus souvent pour dire leur indignation devant l'attitude de l'archevêque de Recife, soutenu par le Vatican... ....des commentaires continuent d'être proposés sur ce blog... Il m'a paru interessant de les regrouper ci-dessous voir : Recife : Evêques et chrétiens montent au créneau avec l'Evangile ! Carmen, nous sommes avec toi ! Monique le 13/03/2009 à 17h25 Merci et bravo à ces évêques plein de compassion et qui ne pratiquent pas la langue de bois. On aimerait aussi entendre la CEF..... Réponse de MICHEL le 14/03/2009 à 08h45 Oui, on aimerait entendre la CEF, mais peut elle parler d'une seule voix ? Il ya les Evêques que nous voyons réagir, il y a aussi ceux qui font l'amalgame entre l'holocoste et les avortements comme le fait Marc Aillet évêque de Bayonne sans que ces propos ne soient atténués par la moindre nuance ! Ce sera dur la "collégialité" ! Anonyme le 14/03/2009 à 01h35 et oui dire que ce "Dom dede" a succede à Dom Helder Camara, un idole de la jeunesse catho en france des années 70 ! mais apres l'eglise s'est "ressaisie", fi de la theologie de la liberation, des pretres ouvriers... "s'il faut chercher dieu ce n'est pas dans les églises mais dans la vie de tous les jours" disait aussi à l'epoque, en substance, michel de certeau dans le "christianisme éclaté"... vive les marginaux de l'eglise ! Benoit XXX est en train de saborder le christianisme ! Réponse de MICHEL le 14/03/2009 à 08h45 Oui, il n'est pas impossible que les marginaux d'hier redeviennent des éléments moteurs ! Philippe le 16/03/2009 à 12h37 Et si on sortait de l'évènementiel et du compassionnel pour aller chercher la vérité qui est au cœur du problème ? La réaction de l'évêque de Nevers est d'une contradiction parfaite : une loi (même morale) n'a aucune raison d'être si sa transgression ne connait point de sanction. Sa déclaration est tout autant inadmissible ! : Dire que la vie humaine doit être respectée "de la conception à la mort naturelle" c'est maintenir une faute morale pour vendre de la compassion au fautif. Qu'il écrive donc à la maman, à Recife, pour lui expliquer qu'elle a manqué de respect à 2 vies humaines mais qu'il lui pardonne et l'accompagne dans sa douleur de mère blessée !!!Là est le scandale, celui d'une anthropologie chrétienne qu'il faut démonter au plus vite. Et il faut être idiot pour applaudir cet Evêque en mal de notoriété. Réponse de MICHEL le 16/03/2009 à 13h08 Quand un "fait de vie" est dépouillé de tout l'évenementiel et du compassionnel qui le constitue, ce n'est plus de la vie.... Quand on a dévitalisé une dent..., c'est pour l'arracher ou la remplacer par de l'artificiel... Si l'Eglise ne sait plus rendre présente l'attitude "compassionnelle" du Christ... ...A quoi sert elle ? Le scandale pour moi, sauf le respect et l'amitié que je te dois, c'est que tu puisses porter le jugement que tu te permets de porter sur l'Evêque en question, imité d'ailleurs dans les heures qui ont suivi par d'autres évêques de plus en plus nombreux et dont la plupart n'avait besoin de cette histoire pour leur notoriété... Je n'oublie pas que je te dois encore une réponse à laquelle je travaille.. Je te remercie de tes commentaires : tu me fais réfléchir, travailler et peut être approfondir mes convictions..amsi sur le commentaire d'aujourd'hui, je ne peux absolument pas te suivre Cordialement Michel Monique le 17/03/2009 à 10h57 Fière d'être "idiote" Réponse de MICHEL le 20/03/2009 à 17h31 Il y a des circonstances où il vaut mieux être..du côté des "idiots".. _______________________ Eric hier à 08h49 Où en sommes nous un mois après l'IVG du 04 mars 2009. La nature et l'enchaînement des faits sont mieux connus : La mère n'a pas été excommuniée, le Padre Edson Rodrigues (source ci-dessous) explique qu'il n'en a jamais été question. La fillette non plus (qui a pu croire une telle absurdité) ? Mgr Sobrinho a pris la parole publiquement le 03 mars 2009 et non après l'IVG du 04 mars 2009. Le 03 mars 2009, il a rappelé que le droit canon prévoit l'excommunication de facto des professionnels de l'avortement. L'Evêque de Recife, n'a pas été désavoué par la Conférence Nationale des Evêques du Brésil, laquelle a juste constaté que le mère n'avait pas été excommuniée. Les parents ont, l'un après l'autre accepté l'IVG, persuadés par une assistante sociale pro-avortement que leur fille était en danger de mort. La mère, illettrée, à apposé ses empreintes sur un document qu'elle n'a pas su lire le 28 février 2009 et le père s'est laissé convaincre au cours d'un entretien le 02 mars 2009. Après décision judiciaire, la fillette est confiée à l'institut médico légal de Caruara, puis est trimbalée de l'institut médical de l'enfance de Recife à l'hôpital privé du CISAM sur intervention d'une ONG (Curumim) soutenue par l'IWHC (International Women's Health Coalition) promotrice de la légalisation de l'avortement et du droit des femmes.. La presse française s'est totalement abstenu d'utiliser les sources brésiliennes cités ci-dessous. Telle qu'elle s'est passé l'affaire est beaucoup moins croustillante qu'il n'y paraissait à première vue à deux détails près : la grossesse à 9 ans et l'aveuglement extravagant de la presse française. Que celui qui ne s'est pas fourré le doigt dans l'oeil sur cette affaire me jette la première pierre. Sources brésiliennes : le blog du Padre Edson Rodrigues (http://padreeedson.blogspot.com/) et la déclaration du diocèse d'Olinda et Recife (http://www.arquidioceseolindarecife.org.br/notaoficial.htm) http://video.globo.com/Videos/Player/Noticias/0,,GIM978069-7823-ARCEBISPO+DE+OLINDA+E+RECIFE+NAO+EXCOMUNGA+ESTUPRADOR+DE+MENINA,00.html http://www.cnbb.org.br/ns/modules/articles/article.php?id=580 http://www.cnbb.org.br/ns/modules/news/article.php?storyid=1149&keywords=cardoso Réponse de MICHEL hier à 09h43 Merci pour ces précisions que je répercute volontiers.. Mais... Il reste que des déclarations ont été faites rapidement par l'archevêque de Recife et le Cardinal Re que l'on ne peut oublier car c'est elles qui ont produit le premier impact médiatique.. D'autre part, le flou artistique, peut-être entretenu, entre l'excommunication "latae sententiae" et la "déclaration" d'excommunication ne pouvait qu'ajouter à la confusion dont finalement l'Eglise est seule responsable... Si elle cherchait moins à sauver les apprences et défendre son pouvoir .... peut être y verrait on plus clair Cordialement Michel Monique hier à 10h28 Il n'y a rien de "croustillant " de vant un tel malheur,et les arguties du Padre Rodrigues ne montrent pas la moindre compassion! On voudrait seulement pleurer avec cette enfant...9 ANS Eric hier à 22h34 : Oui, Monique 10h28 le mot "croustillant" est déplacé et se référait plutôt aux Evêques qui se faisaient cartonner comme des guignols. Bien joué (je ne suis pas un professionnel). Quand au blog du Padre Edson Rodrigues (68 pages), étant donnée votre appréciation, il est évident que vous ne l'avez pas lu (probablement parce qu'il est en portugais). Je vous suggère le lien en français : http://www.famillechretienne.fr/societe/bioethique/le-temoignage-du-cure-de-la-paroisse_t7_s29_d50057.html Je vous rassure, je suis moi-même médecin et de comprends très bien la logique des professionnels. La seul point est qu'on ne peut juger de l'indication d'une intervention qu'avec le dossier médicale en main. Ce qui n'est pas mon cas. Monique 5/04/09 Mais si, mais si, j'avais lu le témoignage du père Rodrigues ( en fait sur le site Fréjus T ) et si je fais allusion aux arguties du prêtre c'est en raison de " était-elle en péril de mort, était-elle dans un état critique " etc.. Je note aussi que pour s'occuper de ce drame il y avait :le curé ,2 évêques Mgr Sobrinho, le cardinal Ré !Tous trés au courant du dossier médical bien sûr et comme chacun sait ils ont eu des cours d'obstétrique approfondis au séminaire pour en juger! Après, quoi on réunit divers conseillers tous des hommes bien sûr La pauvre petite fille ne compte pas en tant que personne elle est -excusez-moi- un ventre!!!!!!!!!! J'ai donc le plus profond respect pour ces évêques qui ont eu le courage d'exprimer leur compassion pour cette petite "Carmen" rt ceux qui l'ont accompagnée dans cet avortement que je qualifierais de thérapeutique. Pour moi la parole de l'évangile c'est l'amour , la compassion et la charité et non pas une excommunication latae sententiae (prononcée rétrospectivement dans ce cas il est vrai ) et je sais trés bien que celle-ci ne touchait pas cette petite fille! En tout cas il me semble que maintenant devant un tel malheur on devrait se taire .....et prier Et que dire de l'infâme violeur Silence!!! (A suivre ?) ]]>fr2009-04-05T22:51:17Z
http://www.michel64.com/article-29847294.html
Sourire - Oser Trêve dans nos échanges "sérieux" et parfois tendus sur ce blog... Mettons nous dans une démarche écologique de développement personnel.."durable"... avec deux auteurs bien différents : Raoul Follereau : La Charité se moque des frontières René Char : Lénergie disloquante et la complicité de deux blogs amis : Tendre Espérance et La femme coquelicot ____________________________________ Sourire Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne, Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel, Personne n'est assez riche pour s'en passer, Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter, Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires, Il est le signe sensible de l'amitié, Un sourire donne du repos à l'être fatigué, Donne du courage au plus découragé Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler, Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux donnez-lui le vôtre, Car nul n'a autant besoin d'un sourire Que celui qui ne peut en donner aux autres. Raoul Follereau. Oser "Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char Oser sortir de mes habitudes, ne pas rester dans ce que je pense connaître pour suivre ce qui m'attire. Puis savoir profiter d'un bonheur quand je le tiens plutôt que de craindre de devoir payer : ce vers est plein d'une audace qui m'encourage dans mes choix. Quitte à me planter, ce n'est pas grave ... "It's a blessing in disguise!" J'ai appris que l'on ne regrette jamais d'avoir osé, mais que l'on s'en veut toujours de ne pas s'être fait confiance. J'ai découvert ce poème il y a déjà quelques temps, sans doute n'aurait-il pas trouvé autant d'écho en moi auparavant. Parce qu'il faut déjà avoir avancé dans la vie pour cerner ce qui fait son bonheur intime... et non celui que les autres définissent pour nous. Aujourd'hui plus que tout autre, j'ai envie d'imposer ma chance, de serrer mon bonheur et d'aller vers mon risque. ]]>fr2009-04-04T09:35:05Z
http://www.michel64.com/article-29803929.html
Quitter l'Eglise ? se faire "débaptiser" ? Appeler la démission du Pape ? Ici et là on trouve de plus en plus de réactions déconcertées par ce que vit l'Eglise aujourd'hui.. Il y a longtemps que des chrétiens, en "délicatesse" avec l'Eglise pour des raisons personnelles, des incompréhensions, des ruptures ou des objections de fond plus radicales se rassemblent et cheminent... Laissant "en marge" les problèmes qui fâchent et sur lesquels les crispations sont si faciles, ces chrétiens tentent de se remettre dans la dynamique de la Foi de l'Eglise telle qu'il la perçoivent aujourd'hui les appeler à l'engagement, à une vie spirituelle et liturgique renouvelées ; plus librement ils cherchent à comprendre l'Ecriture, la Tradition séculaire de l'Eglise et à discerner les "signes des temps" dans la vie des hommes d'aujourd'hui. Il y a bien sûr de très nombreuses "communautés" où se côtoient des personnes de grande qualité mais dont les structures et le mode de fonctionnement restent très marqués par l'"exemple" de l'Eglise Romaine...et quelquefois sa "tutelle" Un peu à la façon d'Internet, il y a aussi des réseaux : ce sont des groupes locaux qui créent avec d'autres groupes comme un maillage d'échanges de Vie, d'énergie, d'expérience ; ils sont dépourvus de structure hiérarchique, restent très ouverts et deviennent le lieu d'un renouveau incontestable de l'expérience de "l'Eglise Christique" Le réseau "NSAE" (Nous Sommes Aussi l'Eglise...mais Autrement) est l'une de ces toiles : voir son site : L'Eglise autrement Ce site vient de publier une lettre écrite par Jon Sobrino, théologien de la libération à l'adresse et en même temps en hommage à un frère "assassiné" dans laquelle il tente de retrouver les fondements de l'Eglise de Mgr Romero (lui aussi assassiné) : cette Eglise, secouée par un contexte politique difficile semble avoir perdu de sa détermination et se coulerait trop facilement dans une certaine facilité... Cette lettre est un essai de "réveil"... On trouvera ci dessous quelques extraits de cette lettre pour le texte complet, voir : lettre à Ignacio Ellacuria Lettre à Ignacio Ellacuria, par Jon Sobrino (Extraits) Jon Sobrino, salvadorien d’origine espagnole, est un prêtre jésuite et l’un des théologiens de la libération les plus connus en Amérique latine. Il a participé à la création de l’Université centraméricaine « José Simeón Cañas » (UCA) avec une équipe de jésuites dont fait partie le philosophe et théologien Ignacio Ellacuria. Ces derniers sont assassinés le 16 novembre 1989 par un groupe paramilitaire aux ordres du gouvernement. Jon Sobrino, alors en voyage à l’étranger, échappe au massacre. Cette lettre à Ignacio Ellacuria est une manière de prolonger un dialogue interrompu il y a vingt ans. * 31 octobre 2008. Cher Ellacu, Je me suis souvent demandé quelle Église vous nous avez laissée et où nous en sommes aujourd’hui. Peut-être suis-je aveuglé par l’affection, mais je crois que cette Église, celle de Mgr Romero, était une Église salvadorienne, populaire, de pauvres et de martyrs. Et c’était une Église chrétienne, peuple de Dieu, souvenir vivant de Jésus et porteuse de son Esprit. Histoire et transcendance marchaient la main dans la main. …............... L’important c’est de « cheminer » comme Dieu le demande. Et pour cela, je veux rappeler maintenant quelques « principes » dont nous nous sommes souvent entretenus. Ils nous avaient paru alors fondamentaux pour élaborer une théologie de l’Église, et je pense qu’ils le sont encore. Je vais me concentrer sur trois [d'entre eux]. 1. La centralité du royaume de Dieu C’est le changement copernicien qu’il nous revient de vivre. Au centre se trouve le royaume de Dieu. J’avais écrit que « Jésus ne s’est pas prêché lui-même, ni même Dieu seulement, mais le royaume de Dieu ». Toi, tu y a beaucoup réfléchi et dans un congrès sur les trois religions d’Abraham tu en as fait une formulation catégorique : « Cela même que Jésus est venu annoncer et réaliser, c’est-à-dire le royaume de Dieu, c’est ce qui doit constituer l’objectif unificateur de toute la théologie chrétienne… La plus grande réalisation possible du royaume de Dieu dans l’histoire, c’est ce que doivent poursuivre les véritables disciples de Jésus. Pour Jésus, ce royaume de Dieu est « un monde dans lequel règne la paix avec la justice et la solidarité universelle », Partant du royaume, l’Église sait quel est le but final. C’est à dire « Dieu » et « les pauvres », dit d’une manière lapidaire. « Le royaume appartient seulement aux pauvres » « Tout est relatif sauf Dieu et la faim ». La conséquence en est que l’Église doit être au service du royaume de Dieu et du Dieu du royaume, dépassant la tentation récurrente de se situer elle-même au centre. Le royaume propulse l’Église dans l’histoire. Elle doit s’y incarner pour permettre à la grâce de naître : vérité, compassion, fermeté, libération, et pour éradiquer le péché : mensonge, injustice, oppression, surmontant la tentation des spiritualismes et de l’abandon de ce qui est historique. Elle doit le faire avec solidarité, en faisant siennes les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses de tous, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent. Et elle doit le faire avec sérieux. Si on ne prend pas au sérieux le royaume, le péché se banalise et le salut devient éthéré. En second lieu, en relation et au service du royaume, on comprend mieux qui est Jésus de Nazareth et ce que doit faire l’Église à sa suite : faire toujours le bien, annoncer la bonne nouvelle aux pauvres et rendre leur dignité aux méprisés, réconforter les faibles et soigner les malades dire toujours la vérité, celle qui vient de Dieu, pour consoler les opprimés et apostropher les oppresseurs parler avec autorité sans dogmatisme, enseigner avec clarté sans endoctrinement, exiger avec radicalité sans soumission résister jusqu’au bout, avec des hauts et des bas faits de peur et d’espérance. Et chez Jésus de Nazareth, ce qui me frappe toujours plus c’est à quel point il respectait et valorisait la liberté et la raison des êtres humains. Enfin avec Jésus l’Église peut mieux comprendre la réalité et le destin des peuples crucifiés. Fait prisonnier de nuit par traitrise, accusé faussement, insulté, torturé et abandonné, il est mort sur une croix ni par erreur ni par hasard - et il ne faut pas oublier l’immense délicatesse qu’il a eu en prenant congé de ses amis avec un dîner. Tout cela pour s’introduire, librement, dans le conflit fondamental de l’histoire : en faveur des opprimés et contre les oppresseurs. 2. Église « maternelle » plutôt que « chargée d’un magistère » L'Eglise est avant tout mère, accoucheuse de vie. Son rôle, c’est de générer d’une manière visible et palpable la bonté, l’amour, la miséricorde, la fraternité, la justice, la réconciliation, la solidarité. C’est de favoriser des structures qui, par leur nature, donnent la vie au plus grand nombre et de s’affronter à celles qui l’entravent ou la suppriment. Aujourd’hui nous insistons sur le « je prends soin » qui est quelque chose de si maternel, et qui est aussi le propre de la nature. Et sur la tendresse. Actuellement un avertissement est nécessaire : que pour être mère, l’Église n’infantilise pas ses enfants, ne pense pour eux, ne les surprotège pas et ne décide pas pour eux de sorte qu’ils n’arrivent jamais à être des adultes dans l’Église. Ces deux dangers existent clairement dans beaucoup de pastorales et de liturgies, mais on les tolère, car tout est bon pour ne pas retomber dans les communautés de base et les théologies de la libération. L’Église doit aussi enseigner. Comment n’allais-tu pas valoriser cela, toi Ellacu, convaincu de l’importance du savoir et du savoir communiquer ? Mais encore un avertissement : que l’Église ne fasse pas de l’orthodoxie ce qui est central, ni ne l’utilise comme un moyen d’endoctrinement. Et ce qui est plus dangereux, qu’elle ne se considère pas propriétaire de la vérité. Quand cela arrive, l’Église est définie, une fois de plus, à partir du pouvoir. Si par contre elle est celle qui introduit aux mystères sans rien imposer et en enseignant par l’exemple et pas seulement en paroles, alors elle crée aussi la vie par son magistère. 3. L’Église des pauvres La véritable Église « est » une Église des pauvres, pas seulement « pour » eux. Et tu as théorisé ce qu’est cette Église. C’est une Église « où les pauvres sont le principal sujet et son principe de structuration interne ». Avec cela, on n’opère pas une « réduction » mais, au contraire, une « concrétion » de tout ce qui est ecclésial à partir des pauvres. Tu as écrit que dans sa mission ad extra, l’Église se consacre à eux et surtout donne sa vie pour eux alors que cette dernière réflexion n’est pas du tout habituelle en d’autres lieux. Et ad intra tu as insisté sur le fait qu’elle est basée sur la réalité, c’est-à-dire sur les pauvres. Et de là provient une autre de tes formulations, lapidaire : « le plus important des communautés ecclésiales de base est qu’elles sont de base ». C’est à dire qu’elles sont des communautés de pauvres. Et cette Église est la plus vraie, si on me permet de parler ainsi, pour une raison théologale à laquelle on ne donne pas toujours non plus l’importance qui lui est due. Tu as écrit : « l’union de Dieu avec les hommes telle qu’elle se réalise en Jésus-Christ est historiquement une union d’un Dieu qui dans sa version première se donne totalement au monde des pauvres ». Il faut bien l’expliquer, mais je crois que tu veux dire que l’Église sera une véritable présence de Dieu si elle est faite de ce que Dieu a choisi pour se rendre, Lui, présent parmi nous. Rien ne peut diluer la centralité de l’« Église des pauvres ». « l’Église des pauvres se construit dans le nouveau ciel dont on a besoin pour dépasser la civilisation de la richesse et construire la civilisation de la pauvreté, nouvelle terre où habitera, comme dans un foyer accueillant et non dégradé, l’homme nouveau ». Église des pauvres et civilisation de la pauvreté ont été ton utopie, que tu as formulée à partir de la foi et de l’histoire. Ellacu, ces deux choses ont été oubliées et il est urgent d’y revenir. Mais maintenant, même brièvement, je veux mentionner deux informations accablantes au sujet des pauvres et des riches. __________________ On vient de nous dire qu’aujourd’hui 923 millions d’êtres humains souffrent de la faim et de dénutrition dans le monde entier. Ils sont 75 millions de plus que l’année dernière, bien que le monde soit plus riche que jamais et que les récoltes de 2007 aient battu des records. …. Et à cette tragédie se joint ce que José Saramago appelle « crime (financier) contre l’humanité » : le cataclysme financier, produit de l’égoïsme avec une impunité totale. Ce sont les pauvres qui le payent. Et une dernière chose. Jésus nous a dit que le royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme des enfants, et qu’il ne faut pas suivre l’exemple de ceux qui gouvernent ce monde, les grands. Dans l’Église il faut aussi être petits et serviteurs, mais cela est toujours un problème majeur. Pour le dire simplement, l’Église a du mal à ne plus être en haut et elle s’accroche toujours à sa dimension hiérarchique. C’est ce que disent nos amis jésuites de Christianisme et Justice à Barcelone. Ils viennent de publier un cahier sur l’état de l’Église, et rappelant Rosmini, ils mentionnent « les cinq nouvelles plaies de l’Église ». La première, la principale, est de ne pas être Église des pauvres et de les oublier, mais ils mentionnent aussi l’excès de hiérarchie, de pouvoir institutionnel et de centralisme romain. Et ils font remarquer que, devant les critiques, l’Église réagit par la défensive, « sans s’arrêter une minute pour se demander si elle a pu faire quelque chose de mal ». C’est là un sérieux problème ecclésial. Il rend difficile la solidarité à l’intérieur de l’Église : être « peuple de Dieu », tous avec la même dignité. « Tout est relatif sauf Dieu et la faim » ]]>fr2009-04-03T11:27:00Z
http://www.michel64.com/article-29767110.html
fr2009-04-02T00:45:32Z