« Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage
le royaume préparé pour vous »
Si nous
faisons bien attention, frères,
le fait que le Christ a faim dans les pauvres nous est profitable...
Regarde : un sou d'un côté et le Royaume de l'autre.
Quelle comparaison y a-t-il ?
Tu donnes un sou au pauvre et du Christ tu reçois le Royaume ;
tu donnes un morceau de pain et du Christ tu reçois la vie éternelle ;
tu donnes un vêtement et du Christ tu reçois la rémission de tes péchés.
Ne méprisons donc pas les pauvres,
mais désirons-les plutôt et hâtons-nous d'aller au devant d'eux,
parce que la misère des pauvres est le médicament des riches,
comme le Seigneur lui-même l'a dit :
« Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et tout sera pur pour vous »,
et encore :
« Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes » (Lc 11,41;12,33).
Et l'Esprit Saint s'écrie par le prophète :
« Comme l'eau éteint le feu, ainsi l'aumône éteint le péché » (Si 3,30)...
Faisons donc miséricorde, frères,
et avec l'aide du Christ, tenons le lien de sa garantie,
celle surtout que je vous ai rappelée quand il dit :
« Donnez et on vous donnera » (Lc 6,38)
et encore :
« Bienheureux les miséricordieux, car eux-mêmes obtiendront miséricorde » (Mt
5,7).
Que chacun s'applique, selon ses moyens,
à ne pas venir à l'église les mains vides :
celui qui désire recevoir doit en effet offrir quelque chose.
Que celui qui le peut couvre le pauvre d'un vêtement neuf ;
que celui qui ne le peut pas en offre au moins un vieux.
Quant à celui qui ne se juge pas assez à l'aise pour cela,
qu'il offre un morceau de pain,
qu'il accueille un voyageur, qu'il lui prépare un lit, qu'il lui lave les pieds,
pour mériter d'entendre le Christ lui dire :
« Venez, les bénis, prenez possession du Royaume ;
car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ;
j'étais étranger et vous m'avez accueilli. »
Personne, frères très chers, ne pourra s'excuser de ne pas faire l'aumône,
quand le Christ a promis de donner une récompense
en échange d'un verre d'eau fraîche (Mt 10,42).
Le Père Talvas a fondé une oeuvre pour l'acceuil, l'écoute et la « résurrection » des prostituées : i
l ne manquait ni d'esprit ni d'humour sans jamais cesser d'être sérieux ...
« Vous
vous souvenez de « Ceci est mon corps » !!! Jésus présent dans un bout de pain ! Et que n'a t on fait pour célébrer cette hostie ? Des textes, des chants des hymnes tous plus beaux
les uns que les autres, des processions, des reposoirs et des congrès...des neuveines, des pélérinages...et tant d'autres choses...tout cela pour un seul « adjectif posessif » :
« mon » (Ceci est « mon »corps)...
Et pour un pronom personnel « moi » (c'est à moi-même que vous l'avez fait..) n'est on pas moins avide de manifestations !!!"
voir : Jeudi-Saint
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