"Pardonner pour moi, c’est la plus belle expression de l’amour,
pardonner c’est l’image du cœur
et c’est en quelque sorte repousser l’animalité présente dans chacun de nous.
Pardonner c’est prendre en charge l'inexcusable
laissant les circonstances atténuantes à la clémence du jury !
Et puis de quel droit s’arrogerait-on
la certitude de se croire soi-même à l’abri de commettre des fautes ?
Le Mahatma Gandhi n’a-t-il pas dit
que « les hommes sont tout à la fois ombre et lumière » ?
Pardonner, comme le pense Paul Ricœur,
c’est guérir la mémoire en profondeur, c'est la rendre moins obsessionnelle.
Et c’est ainsi que m’allongeant sur le divan du psy,
je dirai que pour moi,
accorder son pardon c’est encore plus que tout cela,
car le véritable pardon,
éloigné de toute religiosité et de tout calcul,
se donne sans réfléchir,
sans même se rendre compte qu’on le donne.=
Pardonner, c’est essentiellement n’avoir aucune haine,
n’être habité par aucun esprit de revanche,
pardonner c’est ne rechercher aucune vengeance. =
Pardonner, comme je l’entends, c’est être en paix avec soi-même,
c’est être quiet avec soi, au fond de soi, du moins sur ce sujet. =
Pardonner c’est se faire, à soi-même un véritable cadeau,
c’est essayer de se placer
au-dessus de la mêlée négative des hommes
tout en restant un être humain ordinaire.
Pardonner loin d’être une faiblesse est, au contraire une force,
car il est plus facile de haïr
que de pardonner à ceux qui ont fait le mal.
En revanche,
ne pas pardonner,
c’est toujours penser à sa souffrance
et ne connaître aucun repos.
Ce serait, dans mon cas,
vivre toujours à l’intérieur des camps
et ne jamais en sortir,
ce serait vivre dans la haine
dont l’énergie ne conduit nulle part
si ce n’est à la souffrance permanente.
Ne pas pardonner
c’est donner raison aux bourreaux
puisque c’est, en quelque sorte s’exclure de la communauté des hommes,
c’est rester les sous-hommes qu’ils voulaient que nous soyons.
Savoir accorder son pardon sans aucune espèce de calcul,
c’est ne plus être la victime mais devenir le vainqueur de son bourreau.
Ne pas pardonner enfin,
et ce sera ma
conclusion,
c’est vivre dans la haine,
c’est rechercher la vengeance
et oublier le message du Mahatma
Gandhi
qui nous a légué cette belle pensée :
« si tu rends œil pour œil, le monde deviendra aveugle »
Commentaires