Non, Non, Merci les commentaires et surtout excusez moi : je ne suis pas atteint de dépression
mais je n'ai pas pu terminer mon article en temps voulu !... Je m'y colle !
A l'heure où j'aurais du écrire, j'ai regardé un débat je ne sais plus sur quelle chaîne concernant justement la "dépression" .
La question tournait autour des traitements de cette maladie sournoise qui fragilise et marginalise.
Les médecins psychiatres, pharmacologues, journalistes, patients et d'autres partenaires concernés par la santé ont beaucoup discuté de la façon d'utiliser les médicaments et il ressortait tout de même de leur dialogue que trop de français prenaient facilement des psychotropes, que trop de médecins généralistes se laissaient aller à des prescriptions trop lourdes de ces produits.
On a évoqué aussi des approximations dans les diagnostics et le fait d'intervenir trop rapidement avec l'arsenal thérapeutique..
Prends t on le temps de bien distinguer la nevrose avec l'anxiété permanente et les obsessions qu'elle peut développer de la psychose qui conduit les personnes à délirer ?
Pourquoi prescris t on des neuroleptiques (thérapeutique de la psychoseà à des névrosés ?
Pourquoi prescris t on des benzodiazépines à des névrosés à tendances suicidaires ?
Sans doute, répondait on autour de la table, parce que l'on va trop vite, que l'on ne sais pas bien cerner le cortège des symptômes, que l'on cède à la pression des patients qui veulent quelquechose et à celle non moins forte des laboratoires dont les prescriptions font le chiffre d'affaire !
Deux des psychiatres présents sur le plateau se sont dits "petits prescripteurs" et ont donné au débat une autre dimension..![]()
La depresssion n'est pas sans causes ; les causes se trouvent dans le passé des patients , dans la détérioration de leur champ relationnel, dans leur difficulté à réagir face à certains types d'evenements...
Est il possible, est il déontologique de ne pas prendre le temps de faire la recherche de ces causes ?
Comment accepter d'autres voies thérapeutiques que celles qui passent par l'écoute du patient, par la mise en place avec lui d'un schema reconstructeur ?
Alors, oui, lorsqu'on est sur cette voie et que le terrain est un peu balisé, de bonnes molécules prescrites à bon escient peuvent certainement aider....
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Il y a quelques jours , comme en témoigne le "blog" de l'envoyé permanent de "La Croix" à Rome, la capitale romaine a vu resurgir le monstre du loch ness : marier des Prêtres, ordonner des hommes mariés, revoir la discipline ecclésiastique ? De façon récurrente, devant la baisse inéxorable d'un nombre de Prêtres dans nos pays, on remet en selle un certain nombre de médications !
lire l'article par le lien suivant :
Attention, sujet sensible ! et les nombreux commentaires qui l'accompagnent
Un cardinal lâche une petite phrase qui revient à dire "Peut être bien que Oui" et la presse s'enflamme : il est obligé de relâcher une autre petite phrase pour dire "Peut être bien que non"....
Un autre va répéter encore une fois que le célibat ecclésiastique n'est pas un dogme, que l'ordination d'hommes mariés ne serait pas impossible mais il faut immédiatement corriger en disant que la question n'est pas à l'ordre du jour !
Cela me rappelle un peu le débat sur la depression !
Chacun y va de sa petite phrase ou de sa petite recette ou de sa grosse certitude comme ces médecins qui face à la dépression ont chacun leur potion..
Ici on va chercher le médicament miracle que l'on prescrit larga manu, et quand on est face à la pénurie grandissante des Prêtres, on a ses petites recettes et on racle les fonds de tiroir :
là, on récupère les intégristes pratiquement sans aucune contre partie (cela fait toujours du poids et que de bruit !)
Ici on passe sur la situation d'un Prêtre que l'on sait en ménage, et quelques kilomètres à côté, on ne tolère rien...
Là-bas on envisage de réintégrer des Prêtres qui sont partis autrefois (A quelles conditions ?)...
Mais surtout, pas de vagues, pas de remise en question, pas de trouble...
Pourtant le trouble peut il être plus grand ?
Que disent les Psychiatres face à la depression ?
Chercher les causes, multiples et variées, se remettre dans un objectif de santé, déterminer un parcours thérapeutique et dans une telle perspective, les médications se mettent en place presque par elle même !
Qu'au lieu de s'occuper d'elle même, de son statut, de son influence, l'Eglise se mette courageusement face à l'impératif de la Mission, du service des hommes engagés dans le Royaume !
Qu'un vrai parcours "vers la Mission"
soit mis en place et structuré
pour mieux écouter la Vie,
mieux la confronter à l'Altérité et à la Parole
comme à la Tradition (la vraie !)
pour que les sacrements redeviennent
de vrais gestes de Dieu
dans de vrais gestes d'hommes,
que la Vie ainsi éclairée et enrichie
trouve toute sa dimension dans la célébration
et que ce parcours dans l'eternel présent de Dieu
soit une rencontre,
celle de la Prière ...
Que les institutions, les mouvements,
les communautés et toutes les initiatives
soient évaluées et positionnees
par rapport à cette démarche centrale
et pas seulement pour des bénéfices à court terme
Dans une telle démarche,
le visage du Prêtre
dont l'Eglise et le monde ont un besoin vital
apparaîtra ....
.. peut être même de façon inattendue !
....et l'Eglise pourrait commencer de sortir de sa "déprime" !
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