ça donne vraiment à réfléchir !
on a pu lire dans un article précédent : (Encore du chemin pour Vatican II)
Dans deux lettres, le père Barsotti a écrit à Jean-Paul II que son magistère de pape était "plus important ou au moins aussi important que le magistère du dernier Concile". Ce dernier ayant "seulement introduit des virgules dans le discours ininterrompu de la tradition", il ne comprenait pas "pourquoi l’on cite presque exclusivement ce dernier Concile".....
Je me rappelle de vieux professeur de théologie qui regardait avec un sourire mis moqueur mi admirateur ses jeunes confrères refondre entièrement leur cours après la divulgation de la Constitution dogmatique "LumenGentium" sur l'Eglise ; il ne voyait pas, lui, pourquoi refaire ses cours et disait à ses élèves : "ce que le Concile met dans le texte, je l'avais déjà mis dans les notes du mien"
A peine lus les textes du Concile sont rangés dans les notes ou réduits à quelques virgules !!!
....C’était un autodidacte, qui n’avait jamais obtenu de diplôme en théologie. Il a beaucoup écrit: 160 livres et d’innombrables articles et textes divers, mais il n’a pas achevé une œuvre systématique. Pourtant, sa production écrite et orale témoigne d’une profondeur, d’une cohérence, d’une prévoyance, d’un sens aigu de la critique, d’une liberté d’esprit qui se révèlent aujourd’hui absolument hors du commun.
Divo Barsotti et Benoît XVI ont en commun leur manière de lire les Ecritures Saintes et de s’imprégner de leur sens profond.
Non pas en s’appuyant seulement sur l’histoire ou la philologie mais à la lumière de leur Auteur premier, l’Esprit Saint, reconnaissable dans la tradition de l’Eglise.
Heureusement qu'il y a des autodidactes pertinents dont la liberté d'esprit, la profondeur ou le sens de la critique compensent largement le manque de diplôme ou d'études systématiques!
Heureusement qu'il y a aussi des théologiens et exégètes qui entrent dans une démarche plus scientifique : l'Esprit Saint sait bien se faire reconnaître dans la tradition de l'Eglise : je ne suis pas sûr qu'il désapprouve le travail des philologues, des historiens et des exégètes...
Peut-être veut on lancer une gentille pierre dans le jardin du cardinal Martini qui n'aurait été qu'un bien pâle successeur de St Ambroise !!
Qu'on lise donc ses écrits et en particulier le dernier dont il est fait écho ici à propos de la formation des "Evangélisateurs" !
Une démarche plus objective et, pourquoi pas, plus scientifique est sans doute la meilleure façon de se prémunir contre les récupérations de la Parole, de la Tradition en fonction de ses états d'âmes ou besoins subjectifs du moment !
Chez les deux hommes, on trouve cette conscience que l’Eglise vit sur la base de la vérité et que c’est seulement de la "veritas" que jaillit la "caritas", comme l’Esprit Saint procède "ex Patre Filioque": du Père et du Fils qui est le Logos, le Verbe de Dieu.
"Je vois le progrès de l’Eglise à partir d’ici, du retour de la sainte Vérité comme fondement de chaque acte. La paix promise par le Christ, la liberté, l’amour sont pour chaque homme l’objectif à atteindre, mais il faut l’atteindre uniquement après avoir construit le fondement de la vérité et les colonnes de la foi".
La Charité serait-elle donc seconde par rapport à la Foi ?
"Quand bien même j'aurais la Foi à transporter les montagnes...si je n'ai pas la Charité.. ??!!"
Faut il vraiment entrer dans ces distinctions ?
Foi, Espérance et Charité ne sont elles pas la même vertu "théologale" oeuvre de l'Esprit Saint en nous ?
"C'est difficile d'assumer la réalité dans toute sa complexité et sa diversité
Etre obligés de faire distinctions, c'est à dire prendre des points de vue partiels, pour tenter d'analyser et de comprendre la réalité devrait nous rendre humbles ; en fait, nous le vivons comme une force et un pouvoir...
Les humbles et les pauvres ne font pas de distinctions : ils ne peuvent pas s'en payer le luxe : les distinctions sont l'apanage des puissants et des forts qui asservissent la réalité à leur capacité de raisonner..
Les distinctions faites par notre intelligence limitée devraient nous rendre pauvres : en fait nous construisons sur elles nos illusions de pouvoir !"
Maintenant donc ces trois choses demeurent:
la foi, l'espérance, la charité;
mais la plus grande de ces choses,
c'est la charité.
A côté de l'intégrisme "cancer" ou de l'intégrisme "violent"
peut affleurer partout
un intégrisme plus "sournois" et non moins devastateur
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