Présentation

  • : Vivre, Faire Vivre !
  • michel64
  • : Croyances Vie Catholique Eglise Foi Religions
  • : reflexions, temoignages,reactions, à propos de la foi, des croyances vécues au jour le jour dans les eglises et les grandes religions

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Albums Photos

  • ALBUM1

Commentaires

Michel64



Lundi 1 décembre 2008


Ce matin, je prends au vol la réflexion de Damien  dans un commentaire récent et qui un peu las des polémiques récentes dont ce blog se fait aussi l'écho, réclame de l'Air..:


"...Les catholiques du Mans se réjouissent de recevoir un tel évêque, signe d’un nouvel élan. C’est pour cela que les cloches des paroisses du Mans battaient à la volée lorsque le nouvel évêque est arrivé le jour de sa nomination.

Nous sommes bien loin de vos théories fumeuses de complot et d’alliances.

De l’air ... SVP."



Aujourd'hui,fête de Charles de Foucauld,
voici du grand air :
l'air du large, de la fraternité universelle



Laissons la parole à Anne :


Comment Charles de Foucauld veut évangéliser?
Nous voudrions fonder une sorte d'humble ermitage où
quelques pauvres moines pourraient y vivre modestement
dans la prière, la pénitence et l'adoration, ne sortant pas,
ne prêchant pas, mais donnant l'hospitalité à tout venant,
recevant tout humain comme un frère bien-aimé.
 
En d'autres mots, annoncer l'évangile en le vivant profondément
avec toutes personnes.
Aimer Dieu, aimer les autres.
 
- Il rachète un esclave,
- Parle en faveur des esclaves,
-Porte secours aux soldats blessés,
- Rédige une introduction au catéchisme pour les noirs du Sahara
-Commence des tournées d'apprivoisement,
- Il apprend le dialecte des Touaregs,
-fait un dictionnaire en cette langue,
- Fait une traduction de l'évangile,
 
C'est ainsi qu'il répand l'amour dans le désert de Béni-abbès
et du Tamanrasset.
Il ne finit pas d'imaginer et d'inventer
des moyens d'imiter Jésus
son bien-aimé et d'en répandre son feu.

Liens :


Site de Charles de Foucauld


Sur ce blog :  Charles de Foucauld


Pouvoir sur la Sainteté ?

Charles de Foucauld n'est pas encore canonisé et le "procès" a été lent et difficile malgré le travail des postulateurs : on lui a beaucoup reproché un soi-disant "néo-colonialisme"...

Ceci est à comparer avec la rapidité de canonisations plus récentes dont beaucoup s'accordent à penser que les "procès" ont été quelque peu baclés laissant de côté bien des zones d'ombres !

Voir : "Les nouveaux soldats du Pape page 148 et ss (extraits ci-dessous**)

Ah ! Si Charles de Foucauld avait été de l'"Opus Dei" !
Mais, quoi de commun entre le "petit frère" et les "soldats" de l'Opus ?


**La vitesse à la quelle Escriva de Balaguer a obtenu sa béatification a scandalisé même dans l'Eglise : Franz Koenig, un cardinal autrichien connu pour son ouverture d'esprit mais qui a longtemps soutenu l'Opus Dei estime "que l'on aurait pas dû accélerer les choses". Selon lui, ce procès a révélé "qu'il y a beaucoup de gens habiles à l'Opus Dei".
Un journaliste essayiste réputé du non moins renommé magazine "newsweek" écrit : "quelle que soit la manière avec laquelle on examine la cause de Josémaria Escriva, des erreurs volontaires ou des omissions ont été commises, c'est évident." Faits à l'appui, il a démontré que la Congrégation pour la cause des Saints a systématiquement écarté toute personne critique envers le fondateur de l'Opus Dei".....



par MICHEL publié dans : Parole de Pauvres communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 30 novembre 2008

Deux nouveaux Evêques ces temps ci en France...
L'un de la commnauté de l'Emmanuel
L'autre de la communauté Saint Martin (proche du chemin neo-catéchuménal)
La reconquête est elle en oeuvre et la restauration toujours d'actualité ?
Ces jeunes prélats sont ils purement et simplement "instrumentalisés ?

Quand donc les Evêques seront ils "élus" pour le service d'un Peuple au lieu dêtre "nommés" comme rouages d'un "pouvoir" ?

voir : "La jupe et la pourpre , dérapage d'Apôtre" (commentaire)

Pour une Eglise locale, l'accueil d'un nouvel évêque est un événement majeur et comme re-fondateur et à priori porteur d'espérance ; il est bon que les nouveaux évêques du Mans et de Bayonne soient accueillis avec ce préjugé...
...Mais pour dire que ce sont des évêques d'ouverture, il faudra attendre peut être un peu plus car il reste que le mouvement global comme les mouvements « particuliers » dans lesquels ils sont portés à l'épiscopat annoncent déjà largement la couleur !

Voir : "Mettre la Communion de l'Eglise à genoux ?"

Que ces mouvements soient pétris de « Lumen Gentium » et « Gaudium et spes » ?
C'est une autre question et vraiment, je ne vois pas en quoi ils sont les fruits du Concile à moins qu'un

antidote puisse être considéré comme un fruit !

Oui, j'ai bien lu Mgr Aillet : « d'abord l'écoute de la Parole de Dieu »...

Écoute d'une Parole que l'on reçoit d'en-haut, dont on tente de confisquer le sens et l'interprétation, dont on fait un « programme » décliné dans tous les détails de la vie et que l'on impose en vertu d'un « pouvoir »  à la suite des légionnaires du Christ, du chemin neo-catéchuménal et de quelques autres ?

Accueil d'une « Révélation » pour aujourd'hui comme pour hier ou demain pour un peuple qui dans sa marche comprend mieux vers où et avec qui il avance ?

Pour un peuple qui ne peut se contenter de quelques gestes de charité (les païens en font  largement autant) mais qui accepte la mission de faire entrer la « multitude », sans exclusive, dans la Charité de Dieu..

Pour un  peuple qui ne peut se contenter que ci et là quelques groupuscules chantent et se sentent épanouis dans leur petit monde bien chaud et à l'abri, mais qui comprend que sa vie, son travail sa mission sont que la « multitude » se rassemble et célèbre son Dieu créateur et sauveur rencontré comme sur le chemin d'Emmaüs !

Ne te recroqueville pas sur les petites joies et la mini charité de ton petit groupe,
avance et va au large : ton groupe, ta communauté, ta paroisse n'ont de sens que si ils t'ouvrent à l'appel de la charité universelle (catholique)...Et tant que tu ne vois dans ton cœur la multitude, abstiens toi surtout de la tentation de faire poids par le nombre !

Cathédrale de Bayonne




par MICHEL publié dans : Vie de l'Eglise communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 29 novembre 2008


Ci et là, on a cru discerner une volonté Pontificale de "restaurer" la communion "à genoux"... et la tentative d'en faire le geste qui s'impose par référence à la tradition la plus ancienne...

L'article de Jean Rigal reproduit ci-dessous** dit bien ce qu'il faut penser d'un tel retour en arrière.

Mais finalement, qu'importe !



La vérité est beaucoup plus grave :

on ne supporte plus l'idée que le Peuple de Dieu soit debout

Ce que l'on veut,

c'est mettre la Communion de l'Eglise à genoux !


Ce matin, je suis sous le choc de la lecture que j'ai faite hier : le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner :

"Les Nouveaux Soldats du Pape"...* 
(Editions Panama 2008)

Je me permettrai de présenter ici quelques analyses du contenu de ce livre me contentant pour aujourd'hui de soumettre à la reflexion de mes lecteurs quelques points de la conclusion de cette étude fort documentée et finalement très courageuse :


En commençant cette enquête, nous pensions raconter l'histoire des réseaux catholiques les plus intégristes, leur ascension comme "nouveaux soldats du Pape". Nous étions loin de nous douter que les concessions faites aux intransigeants étaient d'une telle ampleur.
L'immense majorité des catholiques attachés à l'Eglise et à la figure du pape par habitude est loin de se douter de la réaction en cours. La plupart  tiennent à la réforme initiée par le concile et même à son esprit "moderniste".....

....Les "nouveaux soldats du Pape" ambitionnent de convaincre les masses grâce à une vision simpliste, acculturée et sectaire du catholicisme, tournée vers l'obeissance et le culte du chef...

...ils recrutent essentiellement parmi les catholiques de milieux plutôt favorisés mais rien ne dit que leur prosélytisme na va pas s'amplifier à la faveur du retour en force de l'intégrisme..

..les chrétiens d'ouverture, n'ont plus les mêmes forces qu'auparavant pour "déguéttoïser " les classes populaires en les initiant à la culture et les ouvrant sur le monde

..les "nouveaux soldats du Pape" oeuvrent en sens contraire en utilisant le cultuel et le social pour enfermer les esprits dans une vision passséiste et liberticide de l'identité catholique..
Le Saint Siège s'attache à garantir la fidélité de ces mouvements et à assoir son autorité mais il n'a jamais désapprouvé leur caractère bêtifiant réactionnaire et liberticide..

L'Eglise d'aujourd'hui ne réfléchit ni à s'adapter aux besoins des croyants, ni à favoriser l'éducation populaire pour plus de justice et d'égalité...
...elle n'a jamais renoncé à son pouvoir politique ni à défaire le compromis tissé par la sécularisation et la laïcité : elle préfère lutter contre la théologie de la libération ou contre toute interprétation jugée progrssiste plutôt que de s'attacher en priorité à favoriser l'éducation et l'émancipation des classes les plus pauvres..

Voilà donc une Eglise recroquevillée sur sa vérité, qui fait semblant de dialoguer avec les autres religions mais ne rêve que de les convertir.

"Ce n'est plus Vatican II ni tout à fait Vatican moins II mais Vatican moins I"

Une réforme réformée où l'on conserve l'esprit missionnaire et laïque encouragé par le concile...pour le mettre au service d'une réaction à rebours de la modernité.
Il y aura bien quelques catholiques pour résister à cette regression,
mais contrairementn à l'époque du Concile,
le Saint-Siège n'est plus de leur côté.
Vatican moins II est donc bel et bien enclenché !


**Jean RIGAL – professeur émérite d'ecclésiologie. La Communion "à genoux"

1) Selon le quotidien Il Giornale, le cardinal Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, chargée à Rome des relations avec le monde intégriste, aurait envoyé des propositions à Mgr Fellay, d'Ecône, qui porte toutes sur sur la soumission au pape et à son magistère. Aucune allusion n'est faite à Vatican II. Dans le but de rallier Ecône, on entretient l'ambiguité.

2) La communion à genoux et à la bouche sera désormais la pratique habituelle pour les cérémonies pontificales. Mgr Guido Marini, maître des cérémonies pontificales, prétend que cette pratique est en continuité "avec celle qui a caractérisé dans le passé la vie de l'Église" (Osservatore Romano)

Le dignitaire romain est-il bien informé ?

Sait-il que l'ancienne tradition demande "qu'on adresse les prières au Seigneur en restant debout" (Concile de Nicée, Année 325 )

Sait-il qu'en Orient et en Afrique du Nord au temps de St Augustin (5ème siècle) les fidèles venaient au "Chancel" *( entrée dans le sanctuaire ) et communiaient debout?

Connaît-il la recommandation de Cyrille de Jérusalem : "Lorsque tu t'avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts écartés, mais fais de ta main gauche un trône pour la droite qui doit recevoir le Roi; puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant Amen. Alors avec le plus grand soin, sanctifie tes yeux par le contact de corps sacré et consomme–le" (4ème siècle)

En réalité, la communion à genoux et à la bouche est apparue au cours du moyen-âge.

D'autre part, que devient le respect de la collégialité épiscopale, si le pape, venant en France, ne tient pas compte de la décision de la Conférence épiscopale française? En effet, celle-ci, ainsi que d'autres conférences a demandé,- au titre d'une adaptation locale-que les fidèles aient la possibilité de communier dans la main?

Que penser de l'importance donnée à ces considérations liturgiques, au moment où se posent à l'humanité des questions graves et angoissantes d'ordre social, économique, éthique, écologique, politique?

Jean Rigal


* Pour les auteur du livre cité, qui sont les "nouveaux soldats du pape" ?

Il s'agit :

- de l'Opus Dei (pour résister au relativisme)

- des légionnaires du Christ (pour purifier le siècle)

- des "traditionnalistes" (pour résister à l'esprit "moderniste")

par MICHEL publié dans : Actualité religieuse communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 novembre 2008



Ci dessous, je reproduis un dialogue entre Philippe et moi (Michel)
en cas qu'il soit de quelque utilité pour l'un ou l'autre de nos lecteurs


Michel

D'abord et avant tout, je suis heureux de te retrouver après la longue trève que j'ai observée sur ce blog et j'espère que tout va bien ...


Quand je parle de trois ordres majeurs, je parle comme tu peux le savoir aussi bien que moi du presbytérat et du diaconat, certes, mais aussi du "sous-diaconat" qui a été supprimé..

Quant à savoir si le sous diaconat "était" un sacrement, on peut discuter..

Quant à savoir si masculinité et sacra mentalité riment forcément ensemble ?

Quant à savoir si la possibilité de communiquer l'Esprit est réservée aux hommes et donc interdite aux femmes ?

....Je crains que nous soyons dans des distinctions et des discriminations qui n'ont pas grand chose à voir avec la Foi..


..tu le vois, je suis encore plus "indécrotable" !


Philippe

......je trouve regrettable que tu fasses de ton "indécrotabilité" une sorte de qualité ou une vertu.
Car la foi chrétienne n'est pas n'importe quelle "Foi" (sic).
 Elle est la foi de l'Eglise, et non la tienne ou la mienne aussi respectables qu'elles soient.
Et en Eglise, il faut chercher l'Unité - pas la polémique à laquelle incline naturellement notre ego.


Michel

Tu as sans doute raison mais je tiens assez à mon "indécrotabilité" car je ne peux oublier que la foi s'enracine dans le "limon" de la Création le lieu de toutes nos marches !

Oui, tu as raison, ne laissons pas la foi se dénaturer dans nos "egos" :
vivons la Foi de l'Eglise....
mais où donc est l'Eglise ?



Philippe

oh Michel !
Je ne voudrais pas être importun mais... tu patauges en pleine hérésie là !
Le Foi est une vertu théologale,
elle s'enracine donc au Ciel et non dans la boue ou "le limon de la Création".
En revanche, c'est bien dans la créature qu'elle doit croître et porter du fruit (paroles d'Evangile).
Tu es donc dans l'inversion caractérisée.
Ce serait comme dire que le Christianisme a ses racines dans le judaïsme.
Non ! il a ses racines au Ciel (dans le Christ) et, ne pouvant croitre dans le judaïsme,
il l'a fait éclaté (parabole des outres neuves).
Autrement dit, ta façon de concevoir les symboles te met en dehors de l'Eglise (réelle).
Elle devient ainsi nécessairement "introuvable".
Ca ne m'étonne donc plus que tu conclues ta réponse par : "mais où donc est l'Eglise ?"
C'est ta façon de voir qui engendre le problème.
Il y aurait vraiment là matière à discussion. Mais le voudras-tu ?



Michel

Non, tu n'es pas importun !

Pourquoi voudrais tu que je refuse la discussion ?


Tu n'as pas besoin de sévir : je suis déjà excommunié !

Je suis sorti de l'Eglise comme on sort d'une place fortifiée où l'on se protège de tout et où l'on vit en autarcie...convaincu qu'il n'y a pas d'autre forme d'existence possible et qu'on est la lumière du monde .. et d'où l'on sait jeter hors de la ville ceux qui ne se rangent pas !

A peine passée la porte, j'ai vu autour et à l'extérieur des remparts, des villes et des villes dont je ne soupçonnais pas l'existence quand j'étais derrière les murs !

Là, c'est vrai, c'est bien plus difficile de faire son chemin et de trouver sa route ; car il faut aller à la découverte, comprendre d'autres langues, vivre d'autres valeurs, s'habituer à d'autres visages ... au risque à certains moments de ne plus savoir où l'on habite !

C'est la Création telle que la Parole de Dieu la fait émerger du limon primitif !


« Terre ouvre toi et fais germer le Sauveur »


A partir du moment où le Sauveur germe de la terre, il me paraît difficile d'affirmer de façon aussi péremptoire que le « théologal » reste en quelque sorte réfugié dans le Ciel !


Non, je ne peux me résoudre à cette vision dualiste de l'existant :


Ce soir j'ai participé et animé une réunion dans mon village :

Dix personnes autour de la table, dont trois non baptisés, deux divorcés remariés : avec moi excommunié, cela fait déjà 5 personnes qui n'ont plus rien à voir avec l'Eglise !

Nous avons réfléchi sur la situation des personnes qui dans la commune sont en « détresse » : des personnes âgées seules, deux personnes qui viennent de perdre brutalement leur conjoint, une jeune femme qui accueillait cet après midi en son domicile son propre mari revenu chez lui pour mourir d'une maladie incurable...

Une association (que nous avons montée) permet de subvenir aux besoins matériels et de santé de ces personnes, mais face à la détresse humaine des mêmes personnes, il n'y a rien...


Je te passe le détail de cet échange dont les points forts ont été les suivants :

  • nous ne savons plus voir la détresse par ce que nous ne nous rencontrons plus ... chacun vivant chez lui sa petite vie...

  • nous sommes habitués à ce que les besoins des autres soient pris en charge par des organismes spécialisés

  • nous ne savons plus aborder des personnes en état de détresse et trouver les attitudes et les gestes qu'elles attendent ...

    Ce qui a été décidé ?

  • Chaque personne présente va se faire l'écho de cette réunion autour d'elle pour essayer d'éveiller d'autres personnes

  • Nous allons essayer de faire un « repérage » des personnes qui sont en situation de détresse

  • Ce sont des attitudes très différentes et variées qui sont à mettre en œuvre en fonction des personnes à aider et des personnes disponibles :

  • d'abord, prendre le temps d'écouter, les aider à s'exprimer puis partager des activités : jeux, tricots, cuisine, informatique, audiovisuel....


La réunion a duré longtemps, et à la fin, nous nous sommes retrouvés avec la personne qui en avait eu l'idée.
Je lui ai demandé pourquoi elle avait lancé cette démarche :
- « mon mari est décédé subitement il y a quatre ans me laissant du jour au lendemain avec 4 enfants...: le vide s'est fait tout aussi brutalement autour de chez moi et j'ai ramé toute seule...Je ne peux pas accepter de voir vivre cela par d'autres... »


- Et toi m'a t elle demandé, pourquoi tu t'impliques autant dans la démarche...?

Je lui est répondu :
- « Parce que je suis Prêtre et que partout où je peux être témoin et fondateur d'Eglise je n'ai pas le droit de rester passif ! »

- « Quel rapport avec l'Eglise » ?

Alors j'ai pris mon Évangile et nous avons lu ensemble l'épisode du « lavement des pieds »,
puis Matthieu 25 (« J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger... »)
et enfin mon texte Biblique préféré :
« Quand nous aimons nos frères, nous savons que nous passons de la mort à la Vie »

- Tu vois, ai je ajouté, ma Foi de Prêtre, c'est que les personnes avec qui nous étions ce soir, à leur manière elles accueillent le Christ et donc elles deviennent une cellule d'Eglise...

- Pourquoi tu n'en profites pas pour leur dire ?

- Je ne sais pas... mais je crois qu'elles viennent dans un but précis et je ne veux pas récupérer ce qu'elles font pour vendre ma camelote : le temps viendra sans doute où une parole sera possible mais faut laisser mûrir...et puis, moi, tu sais, je suis tenu au silence !

La personne s'est retirée et je me suis retrouvé seul, en état d'Eucharistie : j'ai relu mes notes, repassé dans mon souvenir et mon cœur toutes les personnes qui étaient là ou dont nous avons parlé...

...avec elles j'étais au coeur de cette Eglise peuple de Dieu qui chemine sur notre terre sans toujours bien le savoir, avec elles et pour elles j'étais profondément « Prêtre »...et au fond de moi-même j'ai « célébré »....


Tu vois, l'Eglise n'est pas introuvable...à condition d'être là où elle se trouve (« subsiste ? ») !

Je suis bien conscient que ma réponse ne va pas te satisfaire ...

...Ce que je te demande c'est, avant de bouillir intérieurement, de bien vouloir « entendre »...


Bien à toi

Michel



« Terre ouvre toi et fais germer le Sauveur »




par MICHEL publié dans : Commentaires communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 novembre 2008



La necessité d'une nouvelle génération d'hommes politiques



L’Eglise a besoin de chrétiens laïcs investis dans la société. Mais là « où ils sont plus que tout nécessaires», c’est en politique a expliqué Benoît XVI ce week-end devant le conseil pontifical pour les laïcs. Ce n’est pas la première fois. « Le rôle des laïcs dans l'ordre temporel, et spécialement en politique est un rôle « clé » pour l'évangélisation de la société », avait dit le pape devant les évêques du Paraguay. Ou encore, en Sardaigne, il soulignait combien « la politique a besoin d’une nouvelle génération de chrétiens laïcs, capables de rechercher des solutions de développement avec compétence et rigueur morale ».

(voir : Blog de "La Croix" : "Vu de Rome")


  • Par hasard sur ce blog ce matin, je suis interpellé par sa richesse...

    Le Pape se soucie de la politique : il voudrait que des catholiques blindés, sans peur et sans reproche s'y rendent visibles et efficaces...
    Pourtant je me permettrais deux remarques :

  • la responsabilité de l'Eglise par rapport à la cité et à la politique est une responsabilité de tous : la faire reposer uniquement sur les "laïcs chrétiens" c'est un peu botter en touche et cela pourrait présenter pour le pape deux avantages : d'abord silence sur le poids politique que représente l'Eglise en tant que structure cléricale à travers sa hiérarchie, sa diplomatie, la gestion de ses finances et sa pratique du pouvoir, ensuite mise à l'écart des laïcs dans la gestion de la vie interne de l'Eglise réservée à un clergé de plus en plus calibré..

  • les propos du Pape posent aussi la question de l'Evangélisation et de la formation des laïcs à l'Evangélisation comme à la Politique, comme à la pratique chrétienne de la Vie sociale : il faudrait alors se mettre en rupture avec une pastorale de la jeunesse dont le fer de lance est les JMJ et tout ce qui y conduit ou y ressemble...
    Quelqu'un a rappelé avec pertinence** que si l'on a vu des catholiques actifs et responsables dans les mouvements politiques et dans les organisations syndicales, c'est qu'ils avaient été formés par l'Action Catholique...Formés à quoi ? à regarder les choses en face, à les comprendre à la lumière de leur foi, à faire de leur vie un véritable engagement au quotidien d'abord et jusque dans les structures politiques.

    On ne devrait plus pouvoir aller « fêter la Foi » aux JMJ ou ailleurs et , pour ne citer qu'un exemple, se faire le champion de l'arnaque aux produits « dérivés » et leurs profits dans un système bancaire rendu opaque...

    Tout cela est bien loin des querelles de chapelles et de sacristie dans lesquelles semble tout de même se complaire le même Pape qui appelle à juste titre à une prise de responsabilité politique.


** "L'Eglise a besoin que les chrétiens s'engagent dans la politique...
Oui bien sûr, mais... ?
...cela ne s'improvise pas ... servons nous du passé pour nous éclairer et ne nous contentons pas des effets d'annonce.
Nous avons connu au milieu du siècle dernier un engagement réel des chrétiens dans le domaine politique, nous avons tous des noms en tête : venant de la droite et du centre, peu à gauche ... mais quel avait été leur formation ?... Ils venaient les 3/4 des mouvements d'Action catholique (JAC, JOC, ACI, Scoutisme ), où de courants de pensée sociale, tel le Sillon....le tout, dans l'euphorie de la reconstruction de la Maison France ... Puis certains clivages sont apparus, notamment dans le domaine social où l'on a pris conscience des injustices du système économique en vigueur. Grèves dures, avec une certaine fraternisation avec des mouvements dit "gauchistes" à l'époque, dans les revendications. Crainte de la hiérarchie catholique d'un "dérapage "* de certains militants, voir de prêtres, d'où rappel à l'ordre... "affaire dramatique des prêtres-ouvriers".... puis apparu, la théologie de la libéralisation, (...je résume à grand trait ). Nous avons vu alors un certain nombre de militants chrétiens s'engager dans des mouvements politiques où syndicaux classés à gauche en France (je pourrai parler aussi de l'Italie, de l'Espagne...). Nous avons alors senti un "frein", non avoué, mais réel de la hiérarchie par rapport à l'A.C., aidé il faut le reconnaitre, par une diminution du nombre de prêtres et aussi de militants laïques. Mais le fond du problème était une certaine peur de l'Eglise, par rapport à certaines idées en cours dans les sphères politiques, ( il serait trop long d'en faire l'énumération).

Engagement politique : oui, mais avec quelles structures de formation, les mouvements d'A.C étant malheureusement à la marge dans notre pays et dans beaucoup d'autres, sauf peut être en Amérique du Sud et en Afrique ?... Honnêtement je n'ai pas la réponse ... souffler sur les braises restantes des mouvements d'AC... où inventer d'autres cercles de pensée ?...

Vaste débat d'un nouveau blog, peut être ...???...

*Relire le livre " FRANCE, PAYS DE MISSION " des abbés Y.Daniel et Godin, sur cette période, "avant coureur " de l'Esprit de Vatican II, qui est toujours remis en question périodiquement , par qq. membres de la hiérarchie vaticane.!! ."... guidée par une juste herméneutique !!! et... de renoncement à la solidarité trop euphorique qui a suivi le concile ..." ? !!!"



par MICHEL publié dans : Traits Politiques communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 novembre 2008

Où sont ils Apôtres et Prophètes ?




"Où sont les forts d'antan qui bravaient le malheur?
Où sont ces coeurs ardents qui courtisaient la peur?
Ces magnifiques héros aux casques flamboyants
Ces génies du courage luttant et déployant
Les vertus de l'honneur et de la volonté
Inébranlable mur de l'infinie bonté.
Où sont ces doux apôtres au secours des errants?
Ces tendres troubadours au chevet des mourants
Déversant mélopées, apaisantes harmonies
Pour les âmes troublées des oubliés bannis.
Où sont ces grands prophètes entretenant l'espoir
D'une vie radieuse?  Qui détient la mémoire
Du souffle inspirateur? Qui portera la paix
Aux portes du Divin? Qui brandira l'épée
De la magnificence et de la compassion?
Quand enfin pourrons nous délivrer la passion
Et vibrer de bonheur au firmament des cieux
Tels des soldats d'amour, tels de tout petits Dieux?..."



Cratère sidéral de vie.
Voir : Le Lutin Cosmique
par MICHEL publié dans : Parole de Pauvres communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 25 novembre 2008

L'article ci-dessous est un "commentaires" que je me suis permis de faire suite à la lettre ouverte envoyée par deux femmes théologiennes à Mgr Vingt-trois ; voir : lettre ouverte

Cette lettre est une réponse aux propos tenus par le Cardinal-Archevêque de Paris à propos de l'ouverture aux femmes de la fonction de lecteur de la Parole de Dieu ; voir : la jupe et la pourpre


A vrai dire je ne comprends pas trop le rôle de « lectionnaire » puisque, si mes souvenirs sont bons, il me semble que le lectionnaire est un « objet », un « livre » comme cela est bien remarqué ci-dessus...

Mais restons dans les souvenirs et, une fois n’est pas coutume, allons du côté de la tradition !

Avant le Concile, quand on recevait les ordres, il y avait les ordres majeurs dont le dernier reçu était le « Presbyterat » ; il y avait aussi les ordres mineurs qui étaient au nombre de 4 : portier, lecteur, exorciste, acolythe...


Dans les temps les plus anciens, ces ordres mineurs correspondaient à des fonctions, des « ministères » auxquels les candidats étaient appelés et pour les quels ils étaient ordonnés par l’Evêque au service de l’Eglise...

Puis ces ordres mineurs sont tombés en désuétude et n’ont plus constitué que des étapes pour les candidats au sacerdoce...

Lire la Parole de Dieu dans la liturgie, former les fidèles à la lecture de la Parole de Dieu, commenter la Parole de Dieu...toutes ces fonctions ne sont elles pas un « ministère » dans l’Eglise : pourquoi des laïcs, hommes ou femmes (car, n’en déplaise à Mgr Vingt-trois, il y en a de plus en plus qui sont formées et largement capables) ne pourraient ils/elles pas être appelés et ordonnés par l’Evêque pour le ministère de la Parole ?

Quand on voit le soin avec le quel dans certaines paroisses on organise l’accueil des personnes, pour les renseigner, les écouter, les assister et que cette fonction d’accueil est remplie par des laïcs hommes mais très souvent femmes, pourquoi ces personnes ne pourraient pas, si cela correspond pour elles à une vocation, être appelées par l’Evêque pour le service de l’Eglise ?

Bref pourquoi ne pas revenir à cette tradition fort ancienne de reconnaître certaines fonctions telles que l’accueil, le service de la Parole, le service de la Liturgie comme des « ministères » pour les quels des personnes pourraient être appelées et ordonnées par l’Evêque ?

Plutôt que des déclarations fracassantes, pour ou contre l’ordination des femmes, ce seraient là des gestes naturels et simples correspondant à une pratique réelle et qui ouvriraient la voie à une réflexion plus concrète sur l’accès des femmes aux ministères en général et pourquoi pas un jour au Diaconat et au Presbytérat



par MICHEL publié dans : Commentaires communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Lundi 24 novembre 2008


La « LETTRE OUVERTE » de deux FEMMES THEOLOGIENNES
au Président des évêques, Mgr André Vingt-Trois

Suite aux scandaleux propos tenus au sujet du rôle des femmes dans l’Eglise au journal La Croix et aux radios chrétiennes RCF et Radio Notre Dame (voir : la jupe et la pourpre) par le président de la conférence épiscopale de France, Mgr Vingt-Trois, archevêque-cardinal de Paris, deux femmes théologiennes du diocèse de Lyon réagissent et assument sous leur propre nom une « lettre ouverte » à Mgr Vingt-Trois.




Lyon, le 19 novembre 2008

Monseigneur,

Permettez-nous de vous faire part de notre consternation, suscitée par vos propos, lors de l’émission « Face aux chrétiens », enregistrée à Lourdes le 6 novembre, à l’occasion de l ’Assemblée Plénière des Évêques de France.

Le journaliste vous a demandé votre avis sur la proposition de certains évêques (participants du synode) de voir établi, pour les femmes, le rôle de lectionnaire pendant la messe.

Quelles ont été notre surprise et notre déception de vous entendre raviver, d’une phrase malheureuse et sans humour, la difficulté que pose la formation des femmes ( surtout en des parcours longs), en raison de leur situation de vie.

Nous aurions préféré que vous rappeliez l’importance de la formation pour tous les baptisés, hommes et femmes confondus, et de tout état de vie...

Certes, votre réponse ne gomme ni les efforts énormes de formation assurés par les diocèses, ni leurs difficultés. Mais elle semble gommer la réponse positive (majoritaire en nombre) de nombreuses laïques, qui, aujourd’hui, grâce à leurs propres efforts et ceux de leurs pasteurs, prennent au sérieux les exigences de leur responsabilité baptismale, dans le monde et dans l’Église.

Par ailleurs, vos propos, tels que vous les avez tenus (suivis de rires malheureux) ont été spontanément interprétés, par beaucoup, comme sexistes. Nous espérons vivement que telle n’était pas votre intention. Sinon, nous regretterions profondément ce manque de respect dû aux femmes, et ce non accueil des différences, de toutes les différences.

Somme toute, le tout est-il de porter (ou non) une jupe, d’avoir quelque chose dans la tête, ou, d’abord (sans nier l’importance de la formation) d’avoir tous quelque chose de brûlant dans le cœur ?

Au nom de toutes ces femmes, qui, avec les hommes, donnent leur cœur, leur tête, leur temps, leur argent, leur vie parfois, au service de l’évangile et de l’annonce du Royaume, nous vous disons notre tristesse face à la parole du Président de la CEF.

En union de prière et d’efforts.


Régine MAIRE, formatrice en Bible,
déléguée épiscopale aux relations œcuméniques et avec le judaïsme,
membre du Conseil épiscopal de Lyon.

Yvette CHABERT, formatrice en théologie,
membre du conseil épiscopal de Lyon.



Trois femmes , "Docteur de l'Eglise"

                               voir : Docteurs de l'Eglise










       









      Catherine de Sienne                                            Thérèse d'Avila par Rubens

                                                   

            

Thérèse de Lisieux








par MICHEL publié dans : Actualité religieuse communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 23 novembre 2008


Kouchner : voir l'interview complet : il faut éradiquer le fleau de la Piraterie

Le Figaro magazine 20 Novembre 2008

.........................

A propos des deux françaises d'Action contre la faim enlevées en Somalie :


Il y a en ce moment deux otages français en Somalie. Où en sommes-nous ?

On est en chemin... C'est une action privée, ce sont des volontaires humanitaires d'Action contre la faim enlevés à terre.

Il n'est pas question de dire quoi que ce soit pendant la négociation, pour ne pas mettre la vie des otages en danger. Nous ne sommes pas inactifs pour autant.

J'ai ici recréé un centre de crise, car j'en avais installé un, plus modeste, lorsque j'étais secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères, mais on l'avait arrêté.

Dans ce nouveau service, 50 personnes travaillent jour et nuit. Face au développement de cette industrie insupportable de l'enlèvement, qu'il soit lié aux actes de piraterie ou accompagné de revendications politiques, il fallait réagir. Nous l'avons fait. J'espère qu'il y aura dans notre sillon une vraie démarche mondiale.


Quelles sont les principales revendications des preneurs d'otages ?

Ils veulent souvent de l'argent ! Tout cela trouve essentiellement son origine dans les pays de pauvreté. On ne peut pas nier que ces bandits entretiennent leurs familles avec l'argent des rançons, c'est une réalité. Quant à l'industrie de l'enlèvement politique, il faut l'assimiler très clairement au terrorisme. C'est-à-dire que les enlèvements et les assassinats, comme dans les zones d'al-Qaida au Maghreb (en décembre 2007, quatre Français étaient assassinés en Mauritanie, ndlr), constituent une activité terroriste liée au djihad global.

...............................


par MICHEL publié dans : Commentaires communauté : civilisation chrétienne
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 22 novembre 2008



Oui, certainement l’Eglise peut changer...

M’est tombée sous la main une étude sur les fondements de l’Eglise* :

le Christ est incontestablement la « Pierre angulaire »
et les fondations sont d’une part les Apôtres
et d’autre part les Prophètes....



La visibilité des successeurs des Apôtres est largement assurée aujourd’hui
mais qu’en est il de celle des Prophètes
qui se cachent dans le corps vivant et remuant que reste l’Eglise ?

On peut réver...
si les Apôtres cessaient d’étouffer les prophètes
et que dans le même temps les Prophètes ne matraquaient pas trop les Apôtres...
peut être pourrait on avoir de bonnes surprises...et voir l’Eglise changer ...

*l’étude à laquelle je fais allusion a pour auteur Oscar Fortin
on peut la trouver par le lien : Apôtres et Prophètes

Voir : autres opinions : Forum : l'Eglise peut elle changer ?



par MICHEL publié dans : Actualité religieuse communauté : Etre pour les autres.
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Profil

  • : MICHEL
  • : Homme

Calendrier

Décembre 2008
L M M J